Dans l’histoire du tennis, il y a pas mal de joueurs qui ont fini leur carrière avec un seul trophée du Grand Chelem à leur palmarès.
Leur victoire a été acquise quelques fois par surprise, on pense à Thomas Johansson à l’Open d’Australie, ou encore Michael Stich à Wimbledon, Marin Cilic à l’US Open ou dans des circonstances particulières comme Yannick Noah à Roland Garros ou Goran Ivanisevic à Wimbledon. Avec le recul, on peut considérer qu’elles ont été finalement l’apogée de leur carrière.
Pour certains numéros 1 mondiaux comme Juan Carlos Ferrero, Carlos Moya, Andy Roddick, Thomas Muster, Daniil Medvedev, c’était le minimum vital pour être légitime ce qui ne sera jamais le cas pour Marcelo Rios.
Ce matin, il est difficile donc de savoir quel va être l’impact de cette coupe des Mousquetaires sur la suite de la carrière d’Alexandre Zverev ou lorsqu’il aura rangé sa raquette au placard.
Agé de 29 ans, il a déjà beaucoup lutté, et il a aussi beaucoup perdu.
Est‐ce que cela va le booster pour aller trouver une autre motivation ?
Le relaxer dans des moments décisifs ?
C’est compliqué de l’anticiper d’autant qu’il s’exprime peu.
Une chose est sure, ce titre confirme surement pour lui qu’il a fait le « bon » choix.
Son père à ses côtés depuis 29 ans et va donc continuer sa mission. Mission qui était peu efficace en terme de jeu et de mental jusqu’à ce que le destin frappe à la porte.
On a jamais entendu parlé de Gaston Gaudio après son titre, ni de Pat Cash, ni de Richard Krajiceck, ni de Brian Teacher, ni de Roscoe Tanner.
En revanche, on est obligé de citer un certain Yvan Lendl.
Celui que Jimmy Connors avait nommé « Poule Mouillée » après 4 finales perdues en Grand Chelem s’est reveillé à Roland Garros en 1984 face à un certain John MacEnroe. Par la suite, il ne sait plus endormi, remportant 6 autres couronnes en devant une vraie machine à gagner sur le circuit ATP.
Publié le lundi 8 juin 2026 à 09:45
