Après avoir poussé Alexander Zverev dans ses retranchements, Flavio Cobolli a vu son rêve de sacre s'envoler dans le cinquième set. En conférence de presse, l'Italien a évoqué son épuisement physique et rendu hommage à son adversaire. 2 min de lecture
Flavio Cobolli a tout donné, mais son corps a fini par céder.
Battu par Alexander Zverev en finale de Roland-Garros au terme de cinq sets disputés, l'Italien a révélé après la rencontre avoir été fortement gêné physiquement dans la dernière manche, alors qu'il venait de recoller à deux sets partout.
« Mon corps a lâché »
Auteur du plus beau parcours de sa carrière en Grand Chelem, Cobolli a expliqué avoir commencé à ressentir des crampes dès le début du cinquième set :
« Après le quatrième set, j'ai ressenti des crampes au mollet. J'ai fait tout ce que j'ai pu pendant le changement de côté, j'ai pris les cinq minutes complètes, mais mon mollet était épuisé.
À la fin, après le deuxième jeu, j'ai également commencé à ressentir mon quadriceps. Je me sentais complètement vidé et mon corps a lâché. »
Une explication qui permet de comprendre pourquoi l'Italien a rapidement perdu pied dans le dernier acte, remporté 6-1 par Zverev.
« Il méritait ce titre plus que moi »
Malgré la déception, Cobolli a tenu à rendre hommage à son adversaire, estimant que l'Allemand méritait pleinement de remporter le premier Grand Chelem de sa carrière.
« C'était un match très serré. Au final, c'est lui qui a gagné, donc il le méritait davantage que moi. Mais je le dis aussi pour tout ce qu'il a accompli dans sa carrière.
Sascha est là depuis dix ans et il a obtenu énormément de grands résultats. Je pense qu'il mérite un Grand Chelem pour tout ce qu'il a réalisé. »
« J'ai ressenti plus de pression que lui »
L'Italien a également reconnu avoir ressenti davantage de pression que son adversaire lors de cette première finale majeure :
« Aujourd'hui, j'ai ressenti un peu de pression, peut-être plus que lui. Mais je suis aussi heureux de la manière dont j'ai joué pour ma première finale de Grand Chelem.
Ce n'est jamais facile d'évoluer pour la première fois sur une scène comme celle-ci, dans un match de cette importance.
C'est aussi pour cela que je dis qu'il méritait davantage ce titre : pas seulement parce qu'il a gagné aujourd'hui, mais aussi pour tout ce qu'il a accompli dans sa carrière. »