
Il s’avance comme immense favori au titre. Alexander Zverev, numéro 3 mondial, participe à sa quatrième finale en Grand Chelem, mais n’a encore jamais été sacré. C’est son année ou jamais, surtout en l’absence des intouchables, Sinner et Alcaraz. Mais pour cela, l’Allemand devra se défaire de Flavio Cobolli en finale.
"Je m’en moque d’être favori", lâche sobrement Zverev à chaque conférence de presse d’après-match quand la question lui est posé. "Je me concentre sur le prochain match. Je me concentre sur l'adversaire de l'autre côté du filet, peu importe le reste. Si je remporte le match, très bien. Il faut que je me fasse confiance, que je fasse confiance à mon jeu et que je fasse mon travail", ajoute-t-il. Pourtant, Alexander Zverev, dernier survivant du top 10 dans ce Roland Garros, est sur le papier l’immense favori au titre.
Numéro 3 mondial, champion olympique en 2021 à Tokyo et déjà trois finales en Grand Chelem à son actif. Mais jamais sacré dans ces prestigieux tournois. "Avec tout le respect, parce que c'est un immense champion, il a été très souvent placé, jamais gagnant. C'est sûr que là, sur le papier, il est le grand favori, mais je pense qu'il a aussi une pression assez importante", souligne Cédric Pioline, ancien demi-finaliste Porte d’Auteuil.
Pas de téléphone, ni de réseau sociaux avant la finale
Justement, pour s’éviter toute pression, l’Allemand a un rituel bien rodé : "Mon téléphone est éteint mais c'est ce que je fais depuis sept ans pendant les Grands Chelems. Donc, pas de réseaux sociaux." De quoi se tenir loin de tout ce qui peut être dit sur lui.
Dans cette édition de Roland Garros, pas de Carlos Alcaraz, plus de Jannik Sinner, éliminé dès le deuxième tour, et plus de Novak Djokovic. Autant dire que la voie est libre. "S’il ne s’impose pas là, alors quand ? C’est son année ou jamais", confiait Florent Serra, consultant RMC Sport, après l’élimination de Sinner. Depuis le début du tournoi, Alexander Zverev semble serein, seulement deux sets perdus depuis le début. "Pour moi, l’objectif est assez simple : c'est de bien jouer. Je l'ai dit auparavant, il faut que je fasse confiance à mon jeu, à mon tennis, en moi-même. Si je joue bien, alors, 99 % du travail est fait", insiste l’Allemand.
Le 1er allemand couronné à Roland dans l’ère Open?
En finale, Zverev, 29 ans, retrouvera Flavio Cobolli, l’Italien, 24 ans, qualifié après le forfait d’Arnaldi. "C'est un super joueur, un type fantastique, je l'aime beaucoup. Je me réjouis de jouer contre lui en finale. Pour lui, c'est sa première. Mais la seule chose que je peux contrôler, c'est d’essayer de jouer du bon tennis, de montrer mon niveau et faire ce qu'il faut : c'est la seule chose qui compte pour moi", souligne Zverev.
L’expérience des finales en Grand Chelem, l’Allemand l’a, il en a déjà trois, dont une à Roland Garros en 2024. Maintenant, pour arriver au graal, s’imposer Porte d’Auteuil, Alexander Zverev a fait évoluer son jeu. Une deuxième balle bien plus dangereuse et surtout un jeu plus agressif. "Depuis des semaines, voire des mois, il y a des choses qui se mettent en place assez naturellement dans son jeu, avec un coup droit avec lequel il fait beaucoup plus mal que par le passé. Là il sait parfaitement dans quelle position il est par rapport au reste. C'est aussi quelque chose à gérer pour lui, qui va être très particulier. Donc on va voir ça", analyse Arnaud Clément, ancien 8e joueur mondial. En cas de victoire, Alexander Zverev deviendrait le premier allemand à s’imposer à Roland Garros dans l’ère Open.