Kylian Mbappé apporte un éclairage d'une immense maturité sur le plus grand débat de l'histoire moderne du football au micro de Sorare.
Ayant eu le privilège rare de partager le vestiaire de Lionel Messi au Paris Saint-Germain et d’affronter son idole d’enfance, Cristiano Ronaldo, le capitaine de l’équipe de France balaie d’un revers de main les clichés simplistes qui polluent les discussions de comptoir depuis plus de quinze ans.
« Le gaucher, le droitier, grand, petit, plus fin, plus brut, plus percutant, l’autre vista. »
Pour le Bondynois, la magie de cette rivalité réside d’abord dans leur dualité presque chorégraphique : « le gaucher, le droitier, grand, petit, plus fin, plus brut, plus percutant, l’autre vista. » C’est précisément ce contraste total de styles et de physiques qui a rendu leur face-à-face si fascinant, coupant la planète football en deux camps irréconciliables.
Mais là où Mbappé se montre le plus percutant, c’est lorsqu’il s’attaque au mythe populaire opposant le « génie naturel » de l’Argentin à la « machine de travail » du Portugais. Avec le franc-parler qui le caractérise, il recadre sèchement ceux qui tentent de réduire leur immense carrière à ces seules étiquettes :
« Sans condescendance, le délire de l’un c’est le talent, l’autre le travail, c’est un truc de mec qui ne joue pas au foot. Si t’arrives à me dire que CR7 n’a pas de talent ou que Messi n’a pas travaillé c’est que jamais de ta vie tu as mis des crampons pour aller jouer au foot. Je peux pas comprendre que tu puisses avoir cette réflexion. »
En rappelant qu’il est impossible d’atteindre un tel niveau de performance et de longévité sans combiner un talent hors norme et une éthique de travail acharnée, Mbappé parle en connaissance de cause. À l’aube de disputer la Coupe du Monde 2026 avec les Bleus, celui qui marche désormais sur les traces de ces deux géants du football rappelle que le respect absolu de leur œuvre doit supplanter les débats stériles.