Absente du Mondial 2026, l’Italie a tenté d’exister autrement, entre lobbying politique et scénario improbable.
L’Italie ne disputera pas la Coupe du monde 2026. Pour une quadruple championne du monde, l’absence est déjà lourde. Pour une sélection qui avait manqué 2018 et 2022, elle devient historique. Battue aux tirs au but par la Bosnie, la Nazionale a confirmé un troisième Mondial consécutif sans les Azzurri, une anomalie devenue crise nationale.
L’Italie et le rêve d’un repêchage au Mondial 2026
Mais l’Italie a trouvé une autre manière d’exister dans ce Mondial. Pas sur le terrain, mais dans les coulisses. Depuis plusieurs semaines, Paolo Zampolli, Italien proche de Donald Trump, a porté l’idée d’un repêchage. Son scénario reposait notamment sur un éventuel forfait iranien, jusqu’à suggérer que l’Italie puisse remplacer l’Iran à la Coupe du monde.
L’affaire a pris une tournure très italienne, entre fierté nationale et théâtre politico-sportif. Zampolli a multiplié les sorties médiatiques, affirmant avoir évoqué le sujet avec Donald Trump et Gianni Infantino. À ses yeux, un Mondial sans une nation à quatre étoiles avait quelque chose d’inacceptable. En Italie, l’idée a nourri un feuilleton improbable, presque une manière de prolonger artificiellement l’espoir.
Les Azzurri entre humour noir et porte dérobée
La piste iranienne n’était pas totalement sortie de nulle part. Les questions de visas et de logistique autour de la présence de l’Iran aux États-Unis ont bien alimenté des interrogations, même si la FIFA n’a jamais ouvert officiellement la porte à un remplacement. Les médias rappelaient encore récemment que la participation de l’Iran restait entourée d’enjeux administratifs sensibles, avant que l’hypothèse italienne ne soit finalement refroidie.
La réponse de la FIFA a fini par refermer le dossier : l’Iran doit bien participer au Mondial 2026. Selon Adnkronos, Zampolli a lui-même reconnu avoir fait le maximum, sans parvenir à maintenir le rêve. Reste une image savoureuse : celle d’un grand pays de football absent du tournoi, mais encore assez théâtral pour chercher une porte dérobée vers la Coupe du monde.