
La justice suisse a ouvert ce mardi le procès du pilote australien Joey Mawson, accusé de viol par une ex-infirmière de Michael Schumacher. Ami du fils du septuple champion du monde de F1, l'accusé est soupçonné d'avoir commis les faits dans la maison familiale de l'ancien pilote allemand.
Initialement prévu en fin d’année 2025 puis repoussé faute de nouvelles de l’accusé, le procès de l'ancien pilote australien de F3 Joey Mawson s’est ouvert ce mardi à Nyon en Suisse. Le sportif professionnel est accusé de viol par une ancienne infirmière de Michael Schumacher lors d’une soirée dans la maison familiale du septuple champion de F1 à Gland en 2019.
Si l’accusé reconnait une relation sexuelle avec la plaignante, il nie toute contrainte mais fait désormais face à la justice suisse. Après avoir révélé cette affaire dès l’automne, le média local 24 Heures continue de suivre avec attention ce procès.
Une soirée arrosée et un dossier "accablant" pour le procureur
Ami de Mick Schumacher et invité à séjourner dans la maison de la famille Schumacher pendant ses compétitions en Europe afin d’éviter des allers-retours en Océanie, le pilote australien (qui a aussi été sanctionné pour dopage ces dernières années) est soupçonné d’avoir violé à deux reprises l’ancienne infirmière de Michael Schumacher après une soirée arrosée.
Selon le récit du procès effectué par la presse suisse, deux témoins ont confirmé que la plaignante avait fait un petit malaise lié à l’abus d’alcool. Après l’avoir raccompagnée dans sa chambre en compagnie d’un physiothérapeute, à qui rien n'est reproché, l’accusé serait ensuite revenu dans la chambre de la victime présumée pour abuser d’elle alors qu’elle gisait inconsciente et habillée sur son lit.
Toujours dans le déroulé effectué par l’accusation et le procureur qui présente un dossier "accablant", l’ex-pilote australien aurait ensuite confirmé cet abus à demi-mots dans une série de messages envoyés sur les réseaux sociaux.
La défense assure que l’ex-infirmière flirtait avec l’accusé
Sans surprise, la défense a nié en bloc les accusations contre le prévenu. Selon eux, contrairement à la version de la plaignante, elle n’a pas quitté la soirée en état d’ébriété et aurait même flirté avec l’Australien en l’invitant dans sa chambre avant de se jeter sur lui dans l’intimité. Une stratégie de défense sèchement critiquée par l’avocat de la plaignante.
"Ce n’est pas parce qu’une femme s’amuse, boit des verres, s’ouvre à l’autre qu’elle se donne à un homme qui peut en faire ce qu’il veut et assouvir ses fantasmes", fait savoir le représentant de la victime présumée comme relayé par 24 Heures.
4 ans de prison requis contre l’accusé
Engagée dans une procédure aux Prud’hommes contre la famille Schumacher, qui n’est aucunement impliquée dans ce procès pour viol même si l’accusé a confirmé avoir averti son ami Mick des accusations contre lui dès 2021, l’ex-infirmière conteste son licenciement après plusieurs années à s'occuper de Michael Schumacher depuis son grave accident de ski en 2013. Mais indépendamment de cette procédure contre le clan Schumacher, elle espère obtenir gain de cause dans cette affaire privée.
Et si le procureur a requis 4 ans de prison et 10 ans d’interdiction de territoire contre l’accusé, il n’a pas retenu la notion de viol en raison d’un vice juridique. Comme rapporté par le média suisse, les faits présumés "se sont déroulés sous l’ancien Code pénal, qui requiert une forme de contrainte". Dans ce cas précis, la justice suisse se penche donc sur un acte sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance.
Après plusieurs années de d'enquête depuis la plainte déposée en 2022, les conclusions du tribunal de Nyon sont attendues d’ici vendredi prochain. Même en cas de condamnation, l’accusé pourra retourner en Australie, mais ne devrait ensuite plus pouvoir quitter son pays.