Cette condamnation éclair vient tristement ternir les festivités du premier sacre européen de l'histoire du Paris Saint-Germain.
Alors que la capitale française aurait dû vibrer uniquement au rythme de la liesse populaire après la finale de samedi, les débordements et ce fait divers dramatique impliquant un gardien de la paix rappellent la fragilité de l’ordre public lors de tels rassemblements de masse. L’affaire, jugée en comparution immédiate, met en lumière un comportement d’une extrême gravité qui a logiquement suscité la fermeté du tribunal de Paris.
Un comportement d’une extrême gravité
Les témoignages de Brandon et Redda, recueillis par BFMTV et RMC, décrivent une scène de pure terreur sur le quai des Grands-Augustins, survenue à peine quelques minutes après le coup de sifflet final vers 22 heures. Le fonctionnaire de police de 24 ans, totalement ivre au moment des faits et hors service, a intercepté le véhicule des deux amis qui célébraient la victoire du club parisien dans le 6e arrondissement. Sans arborer de brassard réglementaire et sans décliner sa fonction, l’homme a immédiatement adopté une posture ultra-offensive en braquant son arme de service sur le conducteur, tout en proférant des insultes et en menaçant de lui tirer dessus s’il ne coupait pas le contact. Il a ensuite dirigé son pistolet vers le second passager, tentant de le plaquer au sol sans le moindre motif légitime avant d’être interpellé grâce à la présence de témoins et de gendarmes positionnés à proximité.
« Il a sorti son arme sans se désigner en tant que policier, sans mettre de brassard, et il a braqué mon ami au volant, et lui a dit de couper le contact en l’insultant de « fils de pu.. ». Il a aussi dit : « ne bouge pas ou je te shoote », puis il a essayé de me mettre au sol, et il m’a braqué avec son arme devant mon visage, sans aucun motif, heureusement qu’il y avait des témoins et la gendarmerie sur place » ont-ils confié aux sources.
La réponse de la justice ne s’est pas fait attendre, illustrant une volonté de sanctionner sévèrement les dérives comportementales majeures au sein des forces de l’ordre, d’autant que le prévenu a affirmé à la barre ne se souvenir de rien à cause de son alcoolisation. Le tribunal correctionnel a condamné le jeune policier à une peine de deux ans de prison, dont dix mois assortis d’un sursis probatoire, ce qui implique une incarcération pour la partie ferme de quatorze mois. Au-delà de cette privation de liberté, l’avenir du fonctionnaire, qui était accompagné ce soir-là d’un individu portant une cagoule de police, est définitivement brisé puisqu’il fait face à une procédure de radiation et à une interdiction définitive d’exercer son métier.