Plombé par les blessures ces dernières années, Matteo Berrettini retrouve sa splendeur à Roland‐Garros où il s’est qualifié pour les quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem pour la première fois depuis l’US Open 2022.
Dans une chronique écrite pour L’Equipe, le septuple lauréat en Grand Chelem Mats Wilander évoque l’arme fatale de l’Italien depuis toujours : son coup droit.
« Quand il a surgi en finale de Wimbledon en 2021, Matteo était en avance sur son temps. Son tennis avait quelque chose de vraiment novateur. Tout le monde s’exclamait : ‘Bon sang, ce service et surtout ce coup droit ! Waouh, c’est du lourd !’ Aujourd’hui, on se rend compte que ce coup droit est au même niveau que d’autres. Il reste l’un des meilleurs du circuit, mais il y en a désormais un paquet qui sont tout aussi rapides. Ce n’est donc pas quelqu’un qui a atteint une finale de Grand Chelem, sur gazon qui plus est, avec un jeu à l’ancienne. Ou trop lent, comme on aurait pu le dire, toutes proportions gardées, d’un Andy Murray dans sa jeunesse. Cette modernité est la raison pour laquelle Berrettini est encore là, capable de disputer un quart de finale en Grand Chelem, sur terre battue. C’est sûrement aussi pour ça que Serena Williams arrivera encore à jouer à sa reprise : parce qu’elle était déjà à la pointe il y a vingt ans. »
Pour une place dans le dernier carré, Berrettini (105e mondial) affrontera son compatriote Matteo Arnaldi, juste devant lui au classement mondial (104e).
Publié le mercredi 3 juin 2026 à 13:40
