Solide et plus tranchant au fil du match, Alexander Zverev a dominé Rafael Jodar pour rejoindre sa cinquième demi-finale à Paris. Favori dans un tableau ouvert, le numéro 3 mondial a aussi expliqué pourquoi il est attaché à sa médaille d'or olympique. 3 min de lecture
Alexander Zverev n’est plus qu’à deux marches de son premier titre en Grand Chelem. L’Allemand, numéro 3 mondial, s’avance comme le favori au titre dans cette fin de tournoi à Roland-Garros, et le principal intéressé a confirmé ce statut lors des quarts de finale.
Le finaliste de l’édition 2024 a nettement dominé Rafael Jodar (7-6, 6-1, 6-3) pour rallier sa cinquième demi-finale à Paris depuis le début de sa carrière. Triple finaliste en Majeur, Zverev n’a pour le moment jamais réussi à remporter un titre dans cette catégorie de tournois.
Toutefois, l’absence de Carlos Alcaraz et les éliminations prématurées de Jannik Sinner et de Novak Djokovic dès la première semaine ouvrent le tableau de façon considérable. L’Allemand a réagi à son succès face à l’Espagnol de 19 ans en conférence de presse.
« Il jouait bien mieux que moi au début, car il a trouvé son rythme beaucoup plus vite que moi »
« Les conditions étaient très différentes aujourd’hui. J’ai dû trouver mon rythme. Il jouait bien mieux que moi au début, car je pense qu’il a trouvé son rythme beaucoup plus vite que moi. Mais une fois que j’y suis parvenu, je me suis senti très bien et j’ai eu l’impression que c’était un bon match pour moi.
Au début, j'ai joué de manière plus défensive que lui. J'ai essayé de mettre beaucoup d'effet, comme je l'avais fait les jours précédents, mais aujourd'hui ça ne marchait pas. Il avait un rythme incroyable au début, contrairement à moi. Et quand ça a un peu changé, je pense que j'ai fait un bon match.
Quand on grandit, quand on devient plus fort physiquement, on dispose automatiquement de plus d'armes. Et ces armes, tout à coup, nous surprennent un peu.
On sait qu'on peut servir à 220 km/h, ce qu'on ne pouvait peut-être pas faire il y a un an. Parfois, on a envie d’utiliser tout ça tout le temps, et il faut accumuler de l'expérience sur le circuit pour se rendre compte qu’on n’est pas obligé de le faire à chaque fois.
« La médaille d'or est la plus difficile à remporter, on n'a qu'une chance tous les quatre ans »
Ça dépend aussi de l’état de forme de l’adversaire. Il y a aussi un moment où tu te rends compte que le fait que les joueurs aient peur de ta puissance signifie que tu n’as pas besoin de l’utiliser tout le temps.
Je pense que c’est là que Roger (Federer) était probablement le meilleur joueur pour changer les choses. Parfois, quand il jouait incroyablement bien, tu avais l’impression de ne plus savoir comment jouer après quelques matchs, parce qu’il détruisait ton jeu.
Échanger ma médaille d’or olympique avec un Grand Chelem ? Il n'y a aucune chance que ça arrive. Pour moi, la médaille d'or est la plus difficile à remporter, car on n'a qu'une chance tous les quatre ans.
C'est très spécial, car peu de gens y sont parvenus. De plus, on le fait pour son pays, on le fait pour les gens restés à la maison, donc je n'échangerais ma médaille d'or pour rien au monde. Mais ça ne me dérange pas d'ajouter quelques titres à mon palmarès », a assuré Zverev pour Punto de Break.