
Matteo Arnaldi va découvrir les quarts de finale d'un Grand Chelem. Ce lundi, l'Italien a su renverser Frances Tiafoe 7-6[5], 6-7[5], 3-6, 7-6[3] 6-4 en huitième de finale de Roland-Garros. Le natif de Sanremo rejoint Flavio Cobolli et Matteo Berrettini parmi les huit derniers prétendants au sacre et retrouvera Berrettini pour une place dans le dernier carré. Lors de son passage en conférence de presse, Matteo Arnaldi est notamment revenu sur la présence de trois Italiens en quarts de finale d'un Grand Chelem pour la première fois dans l'ère open.
Vidéo - Matteo Arnadli après sa victoire face à Frances Tiafoe
"Je me suis toujours vu comme un battant"
Bravo Matteo, vous êtes passé à deux points de la défaite, comment se place ce match parmi les plus fous que vous avez joués ?
Premier, clairement. C'est incroyable, honnêtement je ne sais pas comment j'ai gagné ce match. Je suis surpris, j'étais très fatigué depuis le début. Je n'avais pas autant joué depuis très longtemps. J'étais blessé, j'ai commencé à reprendre l'entraînement après Madrid, donc je ne sais même pas comment j'ai pu autant jouer. Je ne sais pas vraiment comment je me sens, il y a tellement d'émotions mélangées. J'espère juste que mon pied ira bien car je ne sais pas s'il était préparé pour ça.
Tu vas connaître ton premier quart de finale en Grand Chelem, à quel point c'est un palier important pour toi ?
C'est assez inattendu, avant Cagliari, et après Madrid j'allais retomber 150e et je ne jouais pas. J'avais joué 5 ou 6 matchs depuis le début d'année, j'étais encore blessé et je ne pouvais pas m'entraîner, faire ce que j'aime. J'étais dans un tunnel et je ne voyais pas la lumière. Mais ensuite, je me suis senti un peu mieux et après trois matchs, je me sentais de mieux en mieux, mon pied allait bien. Mentalement aussi je me sentais mieux parce que je pouvais jouer. J'ai retrouvé la confiance, j'ai recommencé à gagner des matchs.
Une performance impressionnante physiquement mais aussi mentalement. Il y a des moments dans une carrière où un joueur change sa perception de lui-même, est-ce un de ces moments ?
Je me suis toujours vu comme un battant, quelqu'un qui donne tout ce qu'il a sur le court, mais je n'avais jamais joué ce type de match, aussi long, aussi régulièrement. Je suis vraiment content que ça arrive ici et dans ce genre de matchs.
Un quart de finale 100 % italien face à Matteo Berrettini, à quel point est-ce spécial ?
C'est vraiment particulier, pour Flavio, pour Matteo, pour moi. On a tous une histoire différente en arrivant ici, mais on est tous ravis d'être ici et de jouer un quart de finale en Grand Chelem. Ce sera un match très difficile puisque c'est un derby. Mais maintenant, je ne peux même pas penser à un autre match. Je vais simplement me reposer et voir comment je me sens dans les prochains jours et pendant le match. Mais lui aussi a beaucoup joué et lui aussi sera fatigué.