Le point fait par le quotidien espagnol AS et relayé par Max Franco Sanchez vient mettre un sérieux coup de projecteur sur la réalité du marché
Si les supporters du Real Madrid rêvent légitimement d’associer la vista de Vitinha et l’abattage de João Neves à leur milieu de terrain, la réalité contractuelle et politique des deux clubs impose un tout autre timing. Les fans parisiens peuvent effectivement aborder l’été avec une grande sérénité, car l’état-major du champion d’Europe en titre n’a absolument aucune intention de brader ses joyaux.
Des pièces maîtresses totalement intouchables
Le Paris Saint-Germain a définitivement abandonné sa politique de stars clinquantes pour sanctuariser un collectif jeune et ultra-performant. Dans cette nouvelle philosophie de club, les deux internationaux portugais sont considérés comme des pièces maîtresses totalement intouchables par Luis Enrique et Luis Campos. Vitinha, élu parmi les meilleurs milieux de terrain du monde après sa campagne européenne stratosphérique, est installé sous un contrat à longue durée et n’a aucune intention de briser la dynamique de victoires qu’il a initiée à Paris. De son côté, João Neves, récemment prolongé par la direction parisienne pour récompenser son explosion fulgurante, se retrouve verrouillé avec une valeur marchande qui dépasse largement les cent millions d’euros. Autant dire que le club de la capitale n’ouvrira même pas la porte aux discussions, peu importe le montant proposé.
Au-delà du refus catégorique de Paris, c’est le contexte interne de la Maison Blanche qui dicte le calme actuel sur ce dossier. À quelques jours du scrutin présidentiel très attendu, le Real Madrid tourne au ralenti sur le plan exécutif. Si la presse a tenté d’utiliser le nom de João Neves comme un argument de campagne ou une promesse électorale pour Florentino Pérez, la direction actuelle se concentre d’abord sur la transition technique globale de l’effectif sans entrer dans des surenchères irréalistes avec le champion de France.
Par ailleurs, l’alternative choc proposée par son opposant à la présidence, Enrique Riquelme, redistribue totalement les cartes. Ce dernier a choisi une tout autre stratégie pour séduire les électeurs madrilènes. Plutôt que de s’attaquer au coffre-fort parisien pour les milieux portugais, Riquelme a déjà annoncé publiquement son intention de frapper un immense coup d’éclat en rapatriant le métronome de Manchester City, Rodri, s’il venait à remporter les élections.