Emmanuel Petit a livré une analyse très lucide du triomphe parisien, dans l’After Foot sur RMC
L’analyse d’Emmanuel Petit sur les ondes de RMC résume parfaitement le sentiment général qui entoure le club de la capitale depuis son triomphe à la Puskás Arena. En insistant sur la « délivrance » qu’a représenté le nettoyage du vestiaire, l’ancien champion du monde met le doigt sur la clé de voûte du projet parisien : la victoire de l’institution et du collectif sur les individualités reines.
Cette déclaration résonne d’autant plus fort qu’elle vient d’un observateur qui a souvent été très critique envers la gestion passée du PSG. Le constat est implacable. En acceptant de se séparer des statuts intouchables pour donner les pleins pouvoirs sportifs à Luis Enrique, la direction parisienne a bâti une machine de guerre mentale, capable de ne pas flancher, même lors d’une séance de tirs au but étouffante face à un Arsenal XXL. La confiance et l’honnêteté évoquées par Petit se voient sur le terrain : il n’y a plus de joueurs qui marchent ou qui choisissent leurs matchs, tout le monde court et se sacrifie pour le même maillot.
« Le football est une expression collective, sublimée par des individualités. On s’aperçoit que depuis qu’ils ont viré tous les egos, cette équipe est libérée », a ainsi expliqué Emmanuel Petit, affirmant implicitement que le départ de Mbappé a permis à paris de trouver son équilibre.
Mbappé encore visé par Petit
« C’est vrai que l’expression dans laquelle les joueurs évoluent grâce à Luis Enrique leur permet d’avoir cette confiance et cette honnêteté envers eux-mêmes. Mais ramenez des egos mal placés et d’un seul coup, la machine s’enrayera. C’est la première chose réalisée par Luis Enrique en arrivant, qui a été une délivrance pour pas mal de joueurs », a-t-il ajouté.