Après son match face à Valentin Royer, Novak Djokovic n’a pas caché son agacement concernant la gestion des fortes chaleurs à Roland-Garros, estimant que les règles actuelles manquent de clarté et d’équité entre les courts. 3 min de lecture
Le débat sur la gestion de la chaleur à Roland-Garros s’intensifie après les récentes critiques de Novak Djokovic.
Opposé à Valentin Royer au deuxième tour, le Serbe a dû jouer en plein après-midi, alors que Paris a dépassé les 30°C depuis le début du tournoi.
Djokovic s'en prend à l'organisation
« Je ne comprends vraiment pas pourquoi ils n’ont pas de règle par rapport à la chaleur. En fait, je ne le savais pas. Je pensais qu’il y en avait une dans chaque Grand Chelem, mais quelqu’un m’a dit que Roland-Garros n’avait pas de règle pour ça. », a d'abord déclaré l'ancien n°1 mondial.
Puis, un journaliste lui a indiqué que le système actuel repose sur un indice thermique (wet bulb globe temperature). Lorsque certains seuils sont atteints, des mesures peuvent être prises : pauses entre les sets ou suspension temporaire des matchs.
Mais pour Djokovic, ces règles restent floues et surtout inégalement appliquées selon les courts.
« En Australie, on a déjà vu des interruptions »
« D’accord, donc c’est vrai qu’ils ont une règle. Mais c’est quoi exactement ? Encore une formule basée sur des indices et des combinaisons de paramètres ? Je ne sais pas, c’est toujours sujet à discussion, je pense.
Mais ensuite, si tu fermes un court avec toit, tous les autres continuent à jouer. Ce n’est pas juste non plus.
Pourquoi fermer le court central et obliger les autres à jouer sous la chaleur ? Je ne serais pas d’accord avec ça, même si, évidemment, pour moi ce serait idéal de jouer sur le central avec le toit fermé par une journée aussi chaude.
En Australie, on a déjà vécu ça et personnellement plusieurs fois. On a vu ces dernières années des interruptions de jeu, pendant une heure, deux heures, trois heures, jusqu’à ce que l’indice redescende sous le seuil fixé. Et je pense que c’est plus équitable. »
« Sur le circuit ATP, certains matchs démarrent plus tard »
« Honnêtement, dans les tournois du Grand Chelem, ça ne devrait pas être un problème en général, parce qu’on a énormément de courts. On a des lumières. Il n’y a pas de souci. On a de grands courts. On peut déplacer les matchs sur d’autres terrains et garder quand même le public dans le stade, etc.
Dans les autres tournois où tu n’as pas ce genre d’infrastructures et de conditions, c’est évidemment une autre discussion. Sur le circuit ATP, il y a certains tournois, par exemple à Umag en Croatie, où les matchs commencent plus tard dans l’après-midi, vers 17h, et se terminent très tard dans la nuit.
Est-ce que c’est idéal de jouer après minuit ? Non, ça ne l’est pas. Mais si tu as certains jours avec des conditions de chaleur extrême, alors c’est peut-être quelque chose à envisager. », a conclu Djokovic face à la presse.