Pour sa toute première apparition dans le grand tableau de Roland‐Garros, Moïse Kouame a signé un coup d’éclat en s’offrant Marin Cilic en trois sets : 7–6(4), 6–2, 6–1.
En conférence de presse, le nouveau grand espoir du tennis français, actuellement 371e mondial, a affiché une maturité déjà impressionnante lorsqu’il a été interrogé sur la notion d’âge dans le sport de haut niveau.
Q. Il y a quelques années, Kylian Mbappé disait qu’il ne fallait pas lui parler d’âge. À 17 ans, s’il était prêt à accomplir de grandes choses, peu importe qu’il n’ait que 17 ans. Partages‐tu cet état d’esprit ?
R. Bien sûr ! Au final, j’ai 17 ans et j’ai gagné un match en Grand Chelem. Finalement, je ne pense pas que mon adversaire aujourd’hui, en me jouant, se disait : ‘Il a 17 ans !’ Non, juste il essayait de faire le coup pour m’embêter le plus possible, et c’est pareil pour moi. Quand je jouais, je me foutais un peu de son âge ! Je voulais juste lui donner la balle la plus compliquée à remettre. En soi, je pense que dans le sport, il y a beaucoup ce facteur d’âge, mais pour ma part, j’essaie d’être le plus focus possible pour ne pas y penser. Parce qu’au final, ça ne sert à rien. Quand on est sur le terrain, on est sur le terrain, on ne pense plus à quel âge on a, à ce qu’on va manger. On pense juste à ce qu’il faut faire pour gagner.
Publié le mercredi 27 mai 2026 à 12:52
