
Sous un soleil écrasant et des températures inhabituelles pour un mois de mai à Paris, les joueurs de Roland-Garros doivent composer avec une chaleur éprouvante. Qualifié pour le deuxième tour, Arthur Rinderknech décrit un défi physique et mental.
La chaleur s’est invitée avec force sur les courts de Roland-Garros. Alors que les températures dépassent déjà les 33°C Porte d’Auteuil et devraient continuer à grimper dans les prochains jours, les joueurs doivent adapter leur jeu, leur préparation et leur récupération à des conditions particulièrement éprouvantes. Une situation rare à Paris à cette période de l’année, qui pourrait peser lourdement sur la suite du tournoi.
Dans ce contexte, Arthur Rinderknech, Français le mieux classé engagé dans le tableau masculin, a partagé son ressenti après sa qualification pour le deuxième tour lundi.
"Il va y avoir des surprises"
À la question de savoir comment gérer la chaleur, Rinderknech a répondu sans détour : “Gérer, gérer… C’est un bien grand mot, (l’important) c’est survivre. C’est s’accrocher pour le prochain point. Pas se dire qu’il fait trop chaud, pas se dire qu’on est trop mouillé, trop transpirant”.
Selon lui, ces conditions extrêmes pourraient avoir un impact direct sur les performances des joueurs : “Ce n’est pas simple, je pense qu’il va y avoir soit des surprises, soit des défaillances”, en raison de joueurs potentiellement affaiblis par cet épisode de chaleur exceptionnel en mai à Paris, placé en vigilance jaune canicule par Météo-France.
Pour aborder son match dans les meilleures dispositions, le Français de 30 ans explique s’être avant tout “hydraté du mieux possible”. Une préparation qui lui a permis de s’imposer en trois sets face à l’Autrichien Jurij Rodionov (158e mondial), 7-6 (7/5), 6-2, 6-3, en 2h26 de jeu.
Pas le climat le plus chaud
Même si les joueurs ne sont “pas habitués à Paris à avoir des chaleurs comme ça”, Rinderknech nuance la situation en rappelant que le circuit professionnel expose régulièrement les athlètes à des conditions similaires.
“L’été, aux États-Unis, on joue dans des conditions au moins aussi chaudes, souvent plus chaudes ; en Australie, on joue aussi à des conditions plus chaudes ; la tournée sud-américaine, je ne la connais pas, mais j’ai entendu dire qu’il faisait aussi très chaud sur terre battue”, a-t-il énuméré. “En soi, on est aussi habitués et préparés à ça, c’est juste que là, c’est quand même au meilleur des cinq sets”.
Au-delà du match lui-même, la récupération devient un enjeu central. “Il faut boire encore plus, bien plus, et complémenter, idéalement, avec un peu de sel, pour retenir l’eau”, détaille le joueur français. Pour faire redescendre rapidement sa température corporelle après son succès, Arthur Rinderknech a immédiatement adopté un protocole précis : “allé faire 10 minutes de bain froid”. Avec une chaleur appelée à s’intensifier dans les jours à venir, la gestion physique pourrait bien devenir un facteur déterminant dans la quête du titre à Roland-Garros.