Entre retour sur blessure, nouveau statut de tête de série et débat autour des prize money, Valentin Vacherot s’est exprimé avant le début de Roland-Garros. 2 min de lecture
Après de nombreuses années passées sur le circuit secondaire, Valentin Vacherot découvre désormais un tout autre statut. Le Monégasque pointe aujourd’hui au 18e rang mondial.
Engagé à Roland-Garros en tant que tête de série, il sera opposé au Français Thomas Faurel, issu des qualifications. Âgé de 20 ans, ce dernier occupe actuellement la 382e place mondiale.
À l’approche de cette rencontre, le Monégasque est revenu sur ses sensations après son forfait à Rome et à Hambourg, conséquence d’une blessure au pied.
« Ce n’était pas à Rome, mais à la fin de Madrid, quand j’ai commencé à ressentir un inconfort dans mon pied. C’est quelque chose qui m’était déjà arrivé, mais cette fois, c’est devenu plus gênant que d’habitude et nous avons décidé d’être prudents.
C’était difficile de renoncer à Rome parce que c’est un tournoi incroyable et j’aurais adoré y rester plus longtemps. Mais aujourd’hui, je sais beaucoup mieux gérer les blessures et je ne suis pas prêt à prendre des risques inutiles.
Je m’entraîne à nouveau depuis plus d’une semaine et j’ai largement le temps d’arriver parfaitement préparé pour mes débuts. Physiquement, je me sens très bien en ce moment.
C’est quelque chose de très spécial car, il y a deux ans, c’était ici mon tout premier Grand Chelem lorsque j’avais disputé les qualifications. J’ai toujours rêvé d’être présent à Roland-Garros et aujourd’hui, revenir en tant que tête de série procure forcément des sensations différentes. »
Sur la contestation des joueurs envers les Grands Chelems
Le Monégasque s’est également exprimé sur les récentes critiques émises par plusieurs joueurs concernant la répartition des revenus dans les tournois du Grand Chelem.
« Je ne suis probablement pas la personne idéale pour répondre à ce débat car je ne joue régulièrement les grands tournois que depuis six ou sept mois.
J’ai passé trois ou quatre ans entre la 200e et la 300e place mondiale et, honnêtement, je pense que ce sont surtout ces joueurs-là qui devraient gagner davantage. Mais il est aussi vrai que les prize money ont énormément augmenté ces dernières années.
Je comprends le point de vue des meilleurs joueurs parce qu’ils apportent énormément de visibilité et considèrent peut-être que la progression n’est pas assez rapide. Mais après avoir passé autant d’années sur le circuit Challenger, je n’ai personnellement aucune raison de me plaindre. »