
Le tirage des éliminatoires de la CAN 2027 a eu lieu ce mardi au Caire. Mais une question brûlante reste sans réponse : qui est vraiment champion d'Afrique ?
Le tirage est tombé ce mardi matin au Caire. Les 48 sélections africaines connaissent désormais leur route vers la CAN 2027, coorganisée par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Tout est en ordre, ou presque. Car au moment où la compétition se lance officiellement, personne ne peut répondre à la question la plus élémentaire du football : qui va défendre son titre ?
Maroc ou Sénégal : le TAS n’a pas tranché
Officiellement, c’est le Maroc qui porte la couronne. La CAF lui a attribué la victoire sur tapis vert après les incidents de la finale du 18 janvier, quand les joueurs sénégalais avaient quitté temporairement la pelouse pour contester un penalty accordé aux Lions de l’Atlas. Mais le Sénégal a saisi le Tribunal arbitral du sport le 25 mars, réclamant l’annulation de cette décision et la reconnaissance de son titre acquis sur le terrain.
Le calendrier judiciaire rend la situation encore plus absurde : ce type de procédure prend entre neuf et douze mois devant le TAS, sans procédure accélérée, à laquelle le Maroc s’est d’ailleurs opposé. Les premières journées de qualification débuteront en septembre 2026, possiblement avant tout verdict. Concrètement, le badge de tenant du titre pourrait être attribué à une sélection dont le statut de champion reste contesté devant la plus haute juridiction sportive mondiale.
Heureusement que le tenant n’est pas qualifié directement
Le Maroc, versé dans le Groupe A avec le Gabon, aborde ces
éliminatoires dans une position paradoxale : champion sur le
papier, mais sans légitimité unanimement reconnue. Ce flou est
inédit dans l’histoire de la CAN, et la CAF n’a fourni aucune
communication officielle sur la façon dont elle gérera l’identité
du tenant du titre si le TAS venait à invalider la décision avant
le coup d’envoi de la phase finale en juin 2027.
La CAN 2027 commencera peut-être avec deux nations qui s’estiment
championnes d’Afrique, et une seule qui le sera vraiment. Mais
encore heureux qu’on n’ait pas à trancher entre les deux pour
savoir qui sera qualifié d’office en tant que champion sortant,
comme ça a pue être le cas par le passé dans certaines grandes
compétitions internationales.