Après 2h58 de combat et une balle de match écartée, Matteo Arnaldi a renversé Nuno Borges à Cagliari. Le 103e mondial, de retour après une blessure ces dernières semaines, raconte son match et l'évolution de son état physique dans ce tournoi. 2 min de lecture
Matteo Arnaldi est engagé au Challenger de Cagliari cette semaine. 103e mondial, l’Italien a remporté trois matchs consécutifs pour rallier le dernier carré. Après des victoires contre Federico Arnaboldi et Juan Manuel Cerundolo, le joueur de 25 ans a remporté un gros combat contre Nuno Borges.
Après avoir sauvé une balle de match, Arnaldi a finalement eu le dernier mot contre le Portugais (6-3, 6-7, 7-6 en 2h58). Mené 5 jeux à 3 dans la dernière manche, l’Italien a débreaké au moment où Borges servait pour le match, avant de renverser la situation.
Pour la première fois en trois confrontations, Arnaldi a pris le meilleur sur le joueur portugais. Avant sa demi-finale contre son compatriote Gianluca Cadenasso, le principal intéressé est revenu sur cette rencontre serrée et indécise jusqu’au bout, lui qui est revenu sur le circuit ces dernières semaines après une blessure au pied en début de saison.
« Je suis content de pouvoir rester autant de temps sur le court »
« C’est vraiment comme si je recommençais à jouer au tennis. Je n’ai pas joué depuis longtemps, je ne peux donc pas parler de renaissance. Je suis simplement heureux de pouvoir être sur le court, de disputer des matchs sans ressentir de douleur.
C’est précisément pour cela que j’ai inscrit ce tournoi à mon calendrier : jouer autant que possible, me sentir mieux jour après jour. Et c’est ce qui se passe. Il n’y a pas eu de moment précis où j’ai pensé pouvoir gagner. Au troisième set, j’essayais juste de rester dans le coup, de lui mettre la pression.
Je savais qu’une occasion se présenterait, et c’est ce qui s’est passé. Je l’ai saisie à la fin, mais l’important était de rester dans le match. Je menais le jeu, puis j’ai connu un petit passage à vide, ce qui est normal vu que j’ai peu joué ces derniers mois.
Il a très bien joué au troisième set, il était donc essentiel de ne pas se laisser déconcentrer mentalement. Je pense y être parvenu, et cela me rend heureux. Je teste mon pied, c’est certain. La gêne est toujours là, je ne suis pas à 100%. Mais il réagit bien : le lendemain, je me sens mieux, et c’est un signe important.
J’ai disputé trois longs matchs, de bon niveau, et je suis content de pouvoir rester autant de temps sur le court », a assuré Arnaldi ces dernières heures pour Tennis World Italia.