À Madrid, Zverev a battu Mensik après près de deux heures, mais l’essentiel s’est joué ailleurs : un finish à 1h21 du matin qui fait grincer des dents. Entre audience et fatigue, le débat sur les sessions nocturnes repart. 3 min de lecture
Alexander Zverev est encore là.
Le double champion madrilène (2018 et 2021), actuel n°3 mondial, a validé dans la douleur son billet pour les quarts de finale du Masters 1000 de Madrid, en dominant le dangereux Jakub Mensik après près de deux heures de combat : 6-4, 6-7(4), 6-3.
Mais cette victoire, la 39e de sa carrière en huitième de finale de Masters 1000, n’est pas le seul sujet qui a fait parler.
Car pour beaucoup, cette nuit-là à la Caja Mágica, le tennis a encore flirté avec l’absurde quand Zverev a serré le poing après sa balle de match à 1h21 du matin.
Et cette scène commence à devenir bien trop familière pour de nombreux fans et observateurs.
Zverev a failli tomber, avant de renverser le match
Le match avait pourtant démarré sous contrôle pour l’Allemand.
Solide et expérimenté, Zverev remportait la première manche 6-4 face à un Mensik toujours aussi impressionnant de maturité malgré son jeune âge.
Le Tchèque a toutefois réussi à élever son niveau au meilleur moment, remportant un excellent tie-break dans le deuxième set (7-4) pour pousser le favori dans une troisième manche.
Mais ce n’est pas tout : il menait même d’un break dans le troisième set.
À ce moment-là, la surprise semblait possible. Mais le champion allemand a rappelé pourquoi il reste l’un des joueurs les plus solides sur terre battue, en s’imposant finalement 6-3 dans la troisième manche.
Zverev, une constance exceptionnelle
Même si Zverev subit de nombreuses critiques pour ses difficultés à franchir la dernière marche en Grand Chelem, il vient tout de même d’obtenir son 39e quart de finale en Masters 1000.
Et en 2026, il a atteint ce stade dans les quatre Masters 1000 disputés jusqu’ici.
À Madrid, il disputera déjà son sixième quart de finale (face à Flavio Cobolli), preuve de son histoire particulière avec la Caja Mágica, où il a déjà été sacré à deux reprises.
Mais après une telle nuit, la vraie question est ailleurs.
« C’est fou » : la colère explose contre les matchs de nuit
En effet, après la rencontre, les réseaux sociaux se sont enflammés et certains observateurs ont fait entendre leur colère.
« Oui, d’accord, Zverev a battu Mensik. Mais il est 1h20 du matin ! Quel sport commence à 11h et se termine 14h30 plus tard ?!
C’est fou, un amas de résultats, c’est indigeste. Arrêtez ces interminables séances nocturnes. Vous êtes en train de tuer ce sport », a indiqué le journaliste Benoît Maylin sur X.
Le programme madrilène a encore débordé jusqu’au milieu de la nuit, conséquence directe de journées surchargées, de sessions interminables et d’une accumulation de matchs devenue difficilement lisible.
Pour les fans à la télévision, suivre un huitième de finale jusqu’au cœur de la nuit devient presque impossible, et pour les joueurs, l’adaptation est également difficile, comme l’a exprimé le numéro 1 mondial Jannik Sinner en zone mixte.
Les tournois veulent maximiser l’audience, vendre plus de sessions, offrir davantage de spectacle. Mais à quel prix ?