Ancienne grande championne de tennis, Justine Henin apporte son éclairage sur le jeu à la télévision depuis plusieurs années. La Belge n'exclut toutefois rien pour la suite de sa carrière, et pourrait même avoir un rôle d'entraîneur à l'avenir. 3 min de lecture
Justine Henin a été une très grande joueuse de tennis. Ancienne numéro 1 mondiale, la Belge a remporté un total impressionnant de 43 titres dans sa carrière, dont 7 en Grand Chelem.
Consultante pour France Télévisions et Eurosport, Henin, désormais âgée de 43 ans, continue d’apporter son expertise sur les plateaux de télévision en ayant un point de vue global sur le jeu et sur l’actualité de ce sport.
Dans une interview accordée à la RTBF ces dernières heures, la principale intéressée a en tout cas confirmé qu’elle prenait du plaisir dans ce métier depuis plusieurs années, même si cela ne l’empêche pas d’envisager de décider d'être entraîneur ou non dans un futur proche.
« Je n'ai aucune frustration, aucun regret par rapport à quoi que ce soit »
« Je ne ferme jamais aucune porte. Je ne suis pas une carriériste. Je dois rester en phase avec ce qui m’anime. C’est vrai que j’aime la transmission, le partage et sentir qu’on peut avoir un impact. Et jusque-là, je n’ai pas senti ni cet intérêt, ni cette envie commune de pouvoir le faire, ce qui est tout à fait OK.
Je n’ai aucune frustration, aucun regret par rapport à quoi que ce soit. Mais je ne ferme aucune porte à l’avenir. Et pour avoir vraiment un impact, il faut s’investir et être sur le circuit.
Si je décidais vraiment un jour de devenir coach de haut niveau, ce serait parce que j’aurais la possibilité de voyager énormément de semaines sur une année.
Mais aujourd’hui, l’époque change, on voit qu’il y a beaucoup plus de duos qui se forment parce que les générations de coachs aujourd’hui recherchent un autre équilibre.
C’est vrai qu’aujourd’hui, je me sens à un âge où je me sens assez libre de pouvoir faire des choix qui m’animent. Je ne ferme la porte à rien et en même temps, j’ai envie de dire pourquoi pas.
« Quand je travaille comme consultante, j'arrive comme un membre de l'équipe au service de quelque chose »
J’aime beaucoup mon rôle de consultante, sinon je ne le ferais pas. Quand j’étais sur le terrain, j’avais une équipe autour de moi qui devait tout faire pour me rendre la plus performante possible. Et sur le terrain, c’était moi aux commandes.
Il m’a fallu des années pour faire un switch et ne plus être dans le contrôle de tout et prendre conscience que le succès, c’était vraiment aussi grâce à mes coachs et tous mes collaborateurs parce que ça ne se passe pas que sur le terrain, ça se passe aussi en dehors.
Et quand je travaille comme consultante, j’arrive comme un membre de l’équipe au service de quelque chose. Et j’adore fonctionner au sein d’une équipe, même si je garde mon rôle de leader parce que je suis comme ça.
« Il y a presque une autre famille pour moi à Paris »
Je m’entends vraiment extrêmement bien avec tous mes collègues. Et si je n’avais pas de plaisir à aller les retrouver à Paris presque trois mois par an, je ne le ferais pas. Il y a presque une autre famille pour moi là-bas. Au-delà de ça, il y a l’aspect télévision.
C’est un métier qui m’intéresse et dans lequel j’aime apprendre. Et puis ça me permet de continuer à profiter du tennis de haut niveau mais avec un tout autre regard. Et je garde une passion intacte du tennis aujourd’hui mais avec une position tout à fait différente », a développé Henin pour la RTBF.