
Lors de la traditionnelle conférence de presse d'avant-tournoi ce jeudi, Amélie Mauresmo a annoncé qu'il n'y aurait pas de "Million Dollar One Point Slam" lors de cette édition 2026 de Roland-Garros. Imaginée par l'Open d'Australie, cette exhibition opposant des joueurs professionnels à des amateurs avait connu un franc succès en janvier dernier à Melbourne, lors du premier Grand Chelem de la saison.
Une Opening Week à la jauge augmentée, un prize money en hausse, de nouveaux courts d'entraînement... mais pas de "Million Dollar One Point Slam". Ce jeudi, à l'occasion de la traditionnelle conférence de presse de pré-tournoi en marge de Roland-Garros (18 mai-7 juin), Amélie Mauresmo et Gilles Moretton ont fait plusieurs annonces importantes concernant l'édition 2026 du Grand Chelem parisien. Parmi elles: l'absence de cette exhibition imaginée par l'Open d'Australie et qui a conquis à la fois joueurs et spectateurs.
"Pour être très honnête, on n'a pas envisagé de le faire", a déclaré Amélie Mauresmo, directrice de Roland-Garros. "Je crois que notre ADN, nos ambitions, ne sont pas forcément de coller à ce qui se fait ailleurs, d'une part. Ce n'est pas non plus d'être après le buzz à tout prix. On est plus dans l'authenticité, on est dans nos racines, on se tourne définitivement vers l'avenir également, vers la modernité, on innove sur d'autres choses. Ce n'est pas quelque chose qui correspond, pour nous, à l'image de Roland Garros."
"On a chacun notre spécificité, notre marque de fabrique"
Lancé en 2025 par l'Open d'Australie, le "Million Dollar One Point Slam", soit "point à un million", oppose des stars du circuit mondial à des joueurs amateurs le temps d'un mini-tournoi sur-mesure. Avec un principe extrêmement simple: chaque match, qui commence par un pierre-feuille-ciseaux pour savoir qui va servir (une seule balle de service), se joue en un seul et unique point. Le vainqueur poursuit sa route, le perdant est éliminé. A la clé, pour le grand gagnant: un chèque d’un million de dollars australiens (environ 608.650 euros).
L'exhibition, qui avait eu lieu l'an passé sur un court annexe pendant une matinée lors de la semaine des qualifications, a connu un véritable succès pour sa deuxième édition en janvier dernier. Au total, 48 joueurs ont participé: 24 professionnels ATP et WTA dont de nombreuses stars comme Jannik Sinner, Carlos Alcaraz ou encore Iga Swiatek, 16 joueurs et joueuses amateur, et 8 invités (des célébrités). Et c'est finalement Jordan Smith, un amateur totalement inconnu de l’État australien de Nouvelle-Galles du Sud, qui l'a emporté en battant au passage l'Italien. Le tout dans une Rod Laver Arena pleine à craquer, lors d'une soirée qui a eu lieu pendant la semaine des qualifications.
"Ce qui fait la richesse des Grand Chelems, c'est d'être différent. On a un tronc commun qui est le sport, le tennis, les tournois en cinq sets. Derrière, on a chacun notre spécificité, notre marque de fabrique", a complété Gilles Moretton, le président de la Fédération française de tennis (FFT). "Notre identité est forte, elle marque l'identité française, et on souhaite y rester. Que les Australiens se soient lancés là-dedans, c'est très bien et tant mieux pour eux. Mais on ne va pas se copier les uns, les autres. En tout cas, on copiera ce qui correspond à ce qui est notre ADN et nos valeurs."