L’ancien milieu français Ludovic Obraniak attribue les étranges tensions autour des serviettes du gardien international sénégalais Édouard Mendy lors de la CAN à une profonde crainte de pratiques mystiques.
Le 18 janvier dernier, le Sénégal remportait la deuxième CAN de son histoire en battant le Maroc (1-0) à l’issue d’une finale riche en rebondissements. Outre la sortie du terrain des Sénégalais, à l’exception de Sadio Mané, ce dernier choc a été marqué par le vol des serviettes du gardien des Lions de la Téranga, Édouard Mendy.
Dans plusieurs séquences publiées sur les réseaux sociaux, on peut voir des ramasseurs de balles tenter de s’emparer de la serviette du sociétaire d’Al Ahli SC, utilisée pour sécher ses gants. Mendy a néanmoins pu compter sur sa doublure, Yehvann Diouf, pour protéger ses effets personnels. Dans d’autres vidéos, le milieu marocain Ismaël Saibari a été aperçu en train d’essayer d’intercepter une serviette, tout comme son coéquipier et latéral droit Achraf Hakimi, qui a profité d’un autre moment pour en jeter une derrière les panneaux publicitaires. Mais c’était sans compter sur la vigilance d’El Hadji Malick Diouf, parti immédiatement la récupérer.
« On amène quelque chose avec le sorcier »
Si ce triste épisode a valu des sanctions aux Lions de l’Atlas, tout comme à leurs homologues sénégalais pour avoir quitté le rectangle vert sans autorisation, Ludovic Obraniak a livré sa propre théorie sur les raisons derrière ces comportements : « L’esprit humain a ses raisons que la raison ignore (sourire). Après, pour avoir joué avec énormément de joueurs africains, il est clair que sur le continent africain la magie noire est quelque chose qui est pris très au sérieux, donc ça ne m’étonne pas que ça serait dû à cette explication-là. On amène quelque chose avec le sorcier, et c’est quelque chose que j’ai vu, que j’ai vécu quand j’étais au centre de formation avec pas mal d’africains du Togo, du Sénégal », a-t-il lancé sur le plateau de L’Équipe de Greg.
« Il y a même de la famille qui les menaçait de magie noire s’ils n’envoyaient pas de l’argent au pays, pour vous dire à quel point… Je sais qu’ils étaient apeurés de ça, ce n’est pas du tout le même impact que chez nous. Donc j’imagine que tout ça doit tourner autour de ça. Si j’ai déjà porté un slip porte-bonheur plusieurs fois sans le laver ? Ah non, je lavais toujours. Par contre, je le gardais tout le week-end il pouvait durer six mois. Quitte à ce qu’il soit déchiré à certains endroits (rires) », a renchéri le Longevillois.