Open d'Australie : Ben Shelton : "Je ne suis clairement pas découragé" #AusOpen #AO2026 #Shelton #BenShelton #Sinner

Open d'Australie : Ben Shelton :
Par: Tennis actu Posté le: Janvier 28, 2026 Voir: 2

Ben Shelton a vu son parcours s’arrêter en quarts de finale de l’Open d’Australie ce mercredi 28 janvier 2026, dominé par Jannik Sinner 6-3, 6-4, 6-4 en night session sur la Rod Laver Arena. L’Américain (tête de série [8]) espérait enfin faire vaciller l’Italien, mais la mission était trop difficile. Cette victoire prolonge la série dominante de l’Italien face à l’Américain (9-1), avec neuf succès consécutifs en trois sets dans leur rivalité. Shelton ne s’est pas caché en conférence de presse : il sort déçu, avec l’envie de “prendre l’avantage dans un match” contre ce type d’adversaire. Mais, la confiance en l'avenir est là.

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"Je ne suis clairement pas découragé"

Ben, pas de chance. Qu’est-ce qui vous a le plus impressionné dans le jeu de Jannik ce soir, et comment évaluez-vous votre propre performance ? 

 Oui, j’ai trouvé qu’il retournait très bien, et qu’il a été très “clutch” au service. Je pense que la grosse différence aujourd’hui, c’était sur le retour de deuxième balle. J’ai senti une baisse par rapport à ce que je faisais plus tôt dans le tournoi. C’est un secteur où je devais être meilleur aujourd’hui. J’ai trouvé que j’ai bien joué du fond, bien volleyé, et plutôt bien servi dans l’ensemble. Je dois juste continuer à être plus précis sur ma première balle et, oui, le retour sur seconde est énorme.

"J’ai beaucoup de croyance en moi et confiance dans le travail"

Comment vous sentez-vous ? Avez-vous l’impression de vous rapprocher des tout meilleurs ? Vous êtes confiant sur certaines choses que vous travaillez. Comment vous vous évaluez : vous regardez les scores, ou plutôt vos sensations sur le court face à Jannik, par rapport à Wimbledon l’an dernier ou à ici il y a un an ?

 Oui, je pense que mon niveau est meilleur, que je progresse de plus en plus et que je deviens beaucoup moins “limité”. Je pense que ce sport prend du temps, et que les résultats n’arrivent pas toujours quand on le voudrait. Là, j’en suis au point où, la plupart du temps, c’est le défi le plus dur du tennis qui m’arrête, et je pense que je suis proche de tout assembler. Je crois que ça va prendre ce “premier” moment où j’y arrive vraiment pour me faire franchir un cap. Ça a toujours été comme ça pour moi. Je ne suis clairement pas découragé par une performance comme celle-là, mais j’aimerais me voir prendre l’avantage dans un match, voir ce que je peux faire à partir de là, au lieu d’être derrière. Parce que je sais ce que je ressens quand je passe devant en Grand Chelem : j’ai l’impression d’être intouchable. Et je vous garantis que les autres gars au sommet ressentent exactement la même chose. Donc pour moi, c’est une question de temps et de travail pour réussir à tout mettre ensemble, parce que je ne suis pas encore “complet”, mais je sens que je le deviens de plus en plus.

Il y a seulement trois ans, on entendait votre nom pour la première fois et je me souviens très bien qu’on disait que vous n’étiez jamais sorti des États-Unis avant votre premier Open d’Australie. Là, on sent que vous êtes très déçu ce soir, ce qui est normal. Combien de temps pensez-vous qu’il vous faudra avant de prendre du recul et de vous sentir fier de tout ce que vous avez accompli sur ces trois dernières années ?*

 Non, c’est une question de perspective, et j’ai plutôt une bonne perspective la plupart du temps. Je sais à quel point je suis chanceux et béni. J’ai de très bonnes personnes autour de moi, et c’est pour ça que je continue à progresser. Mais je suis un “addict”. Je suis devenu de plus en plus accro à ce sport et au fait de trouver des solutions, de courir après les gars qui sont devant moi. Ressentir la pression sur le court en Grand Chelem, il n’y a rien de mieux. Pour moi, c’est un privilège d’être ici à chaque fois, surtout sur les quatre plus grands tournois de l’année. C’est ça qui me drive tous les jours, et je sens cette envie devenir de plus en plus fort chaque année. Oui, ce soir je suis à 100% déçu de la manière dont ça s’est passé, mais j’ai beaucoup de croyance en moi et confiance dans le travail, qui va continuer, et que je vais continuer à faire.

"Je suis devenu beaucoup plus professionnel dans ma manière de faire les choses"

On vous voit depuis la demi-finale ici l’an dernier jusqu’à aujourd’hui : vous jouez Jannik quatre ou cinq fois depuis, vous évoluez sans cesse, vous améliorez votre jeu. On voit votre jeu au filet plus solide, d’autres choses que vous avez ajoutées. Qu’est-ce que vous avez appris de ces expériences pour arriver au niveau qui est le vôtre aujourd’hui, et qu’est-ce que vous allez retenir de ce match contre Jannik pour revenir encore plus fort ?

 Oui, je pense que je suis devenu beaucoup plus professionnel dans ma manière de faire les choses : la façon dont je m’entraîne, comment je me prépare pour un match, mes routines au quotidien, la quantité de vidéos que je regarde, à quel point je suis concentré et “verrouillé” pendant un tournoi. Ça a été un gros changement pour moi, et c’est quelque chose que je dois continuer à empiler, encore et encore. Et pour l’évolution de mon jeu, je suis un joueur différent de ce que j’étais il y a 12 mois. Quand j’ai joué Jannik ici l’an dernier, j’avais l’impression que les conditions étaient bien meilleures pour moi, et que mon niveau avait chuté rapidement dans ce match. Les deux derniers sets n’étaient pas du tout disputés, même si j’avais servi pour le premier set.

Je sens qu’en Grand Chelem, je suis à mon meilleur quand il fait chaud, quand la balle rebondit. Ça donne une dimension complètement différente à mon service et à ma balle, quand je peux la faire sortir de la zone de frappe de l’adversaire. Quand il fait un peu plus frais, les matches de nuit, tout redescend vers la zone de frappe. C’est dur de faire monter la balle, de l’éloigner. Jannik est très difficile à sortir. Je pense que ça a été l’une des choses compliquées à gérer aujourd’hui. J’avais l’impression que, même si je frappais bien la balle, je n’arrivais pas à le sortir de son rythme autant que je le voulais.

"Contre d’autres joueurs, je peux m’en sortir en remettant dans le court..."

Carlos et Jannik ont parlé de blocs d’entraînement “spécifiques” l’un à l’autre entre les tournois, parce qu’ils se jouent souvent dans les gros rendez-vous. Est-ce que vous avez déjà pensé à faire ça pour Sinner et/ou Alcaraz ? Sur les quatre derniers Grands Chelems que vous avez terminés, vous avez perdu contre l’un de ces deux joueurs. Est-ce qu’un bloc d’entraînement “spécial Sinner” pourrait avoir du sens, et à quoi ça ressemblerait ?

 Oui, à 100%, c’est quelque chose qu’on élabore, auquel on réfléchit. Quand je fais un bloc d’entraînement, ça en fait partie.
Le but, c’est de continuer à me remettre dans ces situations et d’arriver au moment où je passe, où je gagne. En intersaison, on parle toujours des meilleurs et de la manière de les mettre mal à l’aise de plein de façons différentes. Donc oui, je suis complètement d’accord : c’est très important. Je pense que les match-ups, c’est tout au tennis, et c’est un gros focus, c’est sûr. Évidemment, je veux continuer à développer mes armes, mon jeu à 360°, tout sur le court. Mais en même temps, oui, il y a beaucoup de jours, ou de moments, où on est très concentré sur une situation ou un scénario spécifique qui concerne l’un des gars tout en haut.

Concrètement, qu’est-ce que vous pensez que vous auriez dû mieux faire sur la deuxième balle de Sinner ? L’attaquer davantage, lui faire plus mal, juste mettre plus de retours dans le court ? 

 Oui, je crois que j’ai eu deux retours de seconde sur balles de break aujourd’hui, et je pense que je les ai ratés tous les deux, ou peut-être que sur l’un j’ai remis “faible” et il m’a tout de suite écarté. Je pense juste que je devais être un peu plus agressif et plus intentionnel sur ce que je faisais sur sa deuxième balle. Contre d’autres joueurs, je peux m’en sortir en remettant dans le court, en étant à neutral ou en devant un peu “scrambler” sur le premier coup, puis revenir à neutral ou passer à l’attaque. Et je faisais ça plutôt bien.

Mais contre un joueur qui a sa capacité “plus-one” des deux côtés, je devais être bien meilleur et avoir plus de but sur mon retour de seconde. Je trouve que, lui, il l’a eu contre moi : il a su me mettre dans des positions inconfortables et passer à l’attaque assez souvent sur mes deuxièmes balles, et ça m’a fait réfléchir aux services que j’utilisais. J’ai eu l’impression de lui laisser la “boîte” un peu trop ouverte ce soir.

C’était un problème mental ou un ajustement technique ?

 Non, je ne dirais pas technique. Je dirais plutôt tactique. C’est ce que je veux dire quand je parle d’avoir une intention précise : j’ai la capacité de retourner en reculant, j’ai la capacité de prendre la balle tôt — même si c’est quelque chose que je dois encore améliorer. Mais la manière dont j’en parlais, c’était surtout : avec ce que j’ai aujourd’hui, ce jour-là, indépendamment des progrès que je pourrais faire à l’avenir, qu’est-ce que j’aurais dû faire avec ce que j’ai. C’est donc plus de la tactique.

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