L’œuvre d’une légende : l’histoire de Novak Djokovic à l’Open d’Australie

L’œuvre d’une légende : l’histoire de Novak Djokovic à l’Open d’Australie
Par: Tennis Temple Posté le: Janvier 24, 2026 Voir: 8

Dix titres, trois décennies et une empreinte indélébile : Novak Djokovic règne sur Melbourne comme nul autre avant lui. Retour sur la saga australienne du maître de la Rod Laver Arena.

L’œuvre d’une légende : l’histoire de Novak Djokovic à l’Open d’Australie

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Jules Hypolite

le 24/01/2026 à 17h05

13 min de lecture

Lorsque vous pensez à l’Open d’Australie, un seul nom revient en tête : celui de Novak Djokovic, véritable patron des lieux avec ses dix titres remportés au cours de trois décennies différentes.

Pourtant, rien ne laissait présager la gloire que Novak Djokovic allait bâtir à Melbourne. Du premier sacre de 2008 à une domination implacable sur ses rivaux, de la polémique de 2022 à sa renaissance, retour sur les années australiennes du natif de Belgrade.

UN JEU TAILLÉ POUR L'OPEN D'AUSTRALIE

Avant même de parler chiffres, une question s’impose : comment expliquer une telle domination de Novak Djokovic à l’Open d’Australie ? Souvent résumé à un partage symbolique des Grands Chelems — l’Australie pour Djokovic, Roland-Garros pour Nadal, Wimbledon pour Federer — le règne du Serbe à Melbourne s’enracine dès son premier sacre en 2008.

À l’image de Nadal à Paris ou de Federer à Londres, Djokovic a construit sa suprématie dans la durée. Le passage du Rebound Ace au Plexicushion lui a offert un terrain parfaitement adapté à son jeu : défense hors norme, glissades maîtrisées, variations incessantes et contres dévastateurs.

Plus frais que lors de l'US Open

Dans des conditions souvent extrêmes, marquées par une chaleur écrasante, cette palette lui permet d’asphyxier ses adversaires, tandis que lui ne compte qu’un seul abandon en vingt participations.

Enfin, la place de l’Open d’Australie en ouverture de saison joue en sa faveur : Djokovic y arrive généralement frais, physiquement et mentalement, après avoir souvent évité les tournois de préparation — une fraîcheur qu’il peine davantage à maintenir en fin d’année, notamment à l’US Open.

MELBOURNE, LE JARDIN DE NOVAK DJOKOVIC

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En janvier 2005, un certain Novak Djokovic découvre la Rod Laver Arena. Issu des qualifications et avec un physique encore frêle, le Serbe de 17 ans tombe sur Marat Safin, 4e mondial et futur vainqueur du tournoi. Le choc est brutal : balayé en 1h14 (6-0, 6-2, 6-1), il subit la plus lourde défaite de sa carrière à Melbourne.

Un souvenir fondateur, malgré tout. « Ce match m’a donné de l’expérience pour la suite », confiera-t-il quelques années plus tard.

Deux ans plus tard, Djokovic n’est déjà plus le même. À 19 ans, tête de série n°14, il atteint les huitièmes de finale et retrouve Roger Federer, n°1 mondial et tenant du titre.

Le Suisse s’impose sans trembler (6-2, 7-5, 6-3), mais la rivalité est lancée. Elle marquera durablement toute une génération.

« Il n’est pas imbattable »

« Les joueurs commencent à comprendre qu’il n’est pas imbattable. » Un an après sa défaite face à Roger Federer, Novak Djokovic installe le décor de la demi-finale qui les oppose sur la Rod Laver Arena.

En face, le Suisse préfère calmer le jeu : « J’ai entendu ce qui a été dit, mais je m’en fiche. Il se concentre sur son jeu, moi sur le mien. » Le ton est donné.

Déjà perçu comme l’un des futurs numéros un mondiaux — il est alors troisième au classement ATP — Djokovic atteint pour la première fois les demi-finales d’un Grand Chelem, après un parcours parfaitement maîtrisé. Becker, Bolelli, Querrey, Hewitt puis Ferrer sont balayés en trois sets, sans véritable frayeur.

En finale face à Tsonga, l’heure de la consécration

Le 25 janvier 2008, Roger Federer tombe à son tour. Maîtrisant son sujet (7-5, 6-3, 7-6), Novak Djokovic s’offre une victoire fondatrice et se qualifie pour sa première finale en Grand Chelem.

Deux jours plus tard, face à Jo-Wilfried Tsonga, lui aussi novice à ce stade, le Serbe fait parler sa solidité mentale pour renverser la rencontre en quatre sets (4-6, 6-4, 6-3, 7-6) et décrocher le premier titre majeur de sa carrière.

Au moment de soulever le trophée, une phrase en apparence anodine résonne déjà comme une promesse : « J’espère tous vous revoir ici, sur cette même scène, à l’avenir ».

Dans l’immédiat, la suite sera pourtant plus contrastée. En 2009, un coup de chaleur l’oblige à abandonner en quarts face à Andy Roddick. L’année suivante, Tsonga prend sa revanche au même stade, au terme d’un combat en cinq sets.

DE 2011 À 2021, UNE DOMINATION QUASI ABSOLUE

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Après ces deux échecs consécutifs, Novak Djokovic franchit un cap et se réinvente, jusqu’à devenir presque imprenable.

À l’Open d’Australie, le Serbe affiche des chiffres vertigineux : en vingt participations — 2026 marquera sa vingt-et-unième — il a disputé dix finales, toutes remportées, pour un total de dix titres (2008, 2011, 2012, 2013, 2015, 2016, 2019, 2020, 2021 et 2023) et un bilan de 99 victoires pour seulement dix défaites. Des statistiques qui semblent appartenir à un autre temps et qui pourraient ne jamais être égalées.

Cette domination s’est naturellement exercée aux dépens de ses plus grands rivaux. Rafael Nadal a été stoppé en finale à deux reprises, en 2012 et en 2019. Andy Murray s’est incliné cinq fois face au Serbe, souvent au sommet du tournoi. Roger Federer, lui, a vu sa route barrée à plusieurs reprises avant la finale, notamment en 2008, 2011, 2016 et 2020.

Entre 2011 et 2021, rares sont ceux qui ont réussi à fissurer l’armure du maître de Melbourne. Seuls trois joueurs y sont parvenus : Stan Wawrinka, au terme d’un huitième de finale dantesque en cinq sets (2-6, 6-4, 6-2, 3-6, 9-7), Denis Istomin, transcendé au deuxième tour en 2017 (7-6, 5-7, 2-6, 7-6, 6-4), et Hyeon Chung, implacable en huitièmes de finale l’année suivante (7-6, 7-5, 7-6).

2011, l’année du vrai déclic

Tout démarre lors de la saison 2011 (l’une des plus grandes de sa carrière). Boosté par le premier sacre de sa nation en Coupe Davis deux mois plus tôt, le Serbe arrive à Melbourne avec un surplus de motivation.

Sans encombre, il décroche son deuxième Open d’Australie (et son deuxième Grand Chelem) en ayant perdu un seul set de la quinzaine. Sa victime en finale ? Andy Murray, qui deviendra l’un de ses adversaires préférés sur la Rod Laver Arena.

Djokovic enchaînera avec des premiers sacres à Wimbledon et l’US Open, avant de revenir à Melbourne comme tenant du titre. Cette fois, le natif de Belgrade, tête de série n°1, va marquer les esprits par sa résilience lors d’une finale entrée dans l’histoire face à Rafael Nadal.

2012, un monument remporté par Djokovic

Déjà nourrie de batailles mémorables, leur rivalité franchit ce soir-là une nouvelle frontière. Cette finale repousse les limites du possible : 5 heures et 53 minutes d’un combat d’une intensité physique rarement observée sur un court de tennis, presque irréelle.

Les deux hommes se rendent coup pour coup, s’accrochent à chaque point, refusent de céder le moindre centimètre. Mais au terme d’un bras de fer d’une violence extrême, c’est Djokovic qui, porté par un mental hors normes, finit par avoir le dernier mot. Score final : 5-7, 6-4, 6-2, 6-7, 7-5. Un match désormais souvent cité parmi les plus grands de l’histoire du tennis.

À l’issue de la rencontre, l’épuisement est total. Les deux joueurs, vidés, doivent s’asseoir pendant la cérémonie de remise des trophées, incapables de rester debout plus longtemps.

Des années plus tard, Djokovic en mesure encore les séquelles : « Je me souviens que lorsque j’ai retiré mes chaussures dans le vestiaire, il y avait du sang sur mes chaussettes. Je ne pouvais même plus marcher », a-t-il confié en 2025 dans le podcast de Jay Shetty.

Ce troisième sacre australien agit alors comme un véritable point de bascule. La machine Djokovic est lancée.

Andy Murray, le rival sacrifié sur l’autel australien de Djokovic

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Si la domination de Novak Djokovic à Melbourne se mesure en records et en chiffres, elle se lit aussi à travers un nom : Andy Murray. Longtemps présenté comme la quatrième force du Big Three, celui capable de troubler l’ordre établi, le Britannique va pourtant se heurter, plus que tout autre, à l’autorité du Serbe à l’Open d’Australie.

Leur rivalité australienne s’ouvre en 2011, lors d’une finale à sens unique remportée par Djokovic (6-4, 6-2, 6-3).

Elle gagne en intensité l’année suivante, en demi-finale. Cette fois, Murray résiste, pousse le tenant du titre dans ses retranchements et fait durer le combat pendant près de cinq heures. En vain. Après 4h50 d’un affrontement épuisant, il s’incline de justesse (6-3, 3-6, 6-7, 6-1, 7-5).

Ce revers n’est pourtant que le prélude d’une longue série. Murray retrouvera encore Djokovic à trois reprises en finale, en 2013, 2015 et 2016. À chaque fois, le scénario se répète : quatre sets, aucun titre, et l’impossibilité de fissurer celui qui est devenu le maître incontesté de Melbourne.

Pour l’Écossais, l’Open d’Australie restera le théâtre d’une rivalité aussi prestigieuse que cruelle, résumant avec ces quelques mots son amertume : « J’aurais aimé jouer contre quelqu’un d’autre ces finales, mais je n’en ai pas eu la chance ».

2019, une nouvelle démonstration de force

Deux années de disette, puis le retour en majesté. Alors que le monde du tennis semblait avoir relégué les exploits de Novak Djokovic — pourtant déjà sextuple vainqueur de l’Open d’Australie — au second plan, préférant célébrer la renaissance de Roger Federer, sacré en 2017 et 2018, le Serbe remet tout le monde d’accord en 2019.

Revenu à son meilleur niveau, fort de ses titres à Wimbledon et à l’US Open remportés dans les mois précédents, Djokovic arrive à Melbourne en favori logique, devant ses deux rivaux historiques, Federer et Nadal. Mais le premier à tomber est le Suisse, alors âgé de 39 ans, balayé dès les huitièmes de finale par l’audace de Stefanos Tsitsipas.

Rafael Nadal, lui, ne tremble pas et se hisse en finale face à un Djokovic impérial tout au long de la quinzaine.

« Mon tennis était exceptionnel ce jour-là »

L’affiche promet un nouveau bras de fer épique. Il n’en sera rien. Le 53e affrontement entre les deux hommes tourne à la démonstration. En à peine 2h05 de jeu, le numéro un mondial inflige à Nadal une défaite sévère (6-3, 6-2, 6-3), l’un des matchs les plus expéditifs de leur rivalité.

Lucide malgré la défaite, l’Espagnol résumera ainsi l’écart constaté : « Je n’ai pas été balayé, j’ai simplement affronté quelqu’un qui évoluait au plus haut niveau possible. »

Ce succès permet à Djokovic de s’installer définitivement sur le trône australien. Avec sept titres, il dépasse Roy Emerson et Roger Federer pour devenir le seul détenteur du record de sacres à l’Open d’Australie. « Mon tennis était exceptionnel ce jour-là », confiera-t-il plus tard à l’ATP, évoquant l’un des matchs les plus aboutis de sa carrière.

LES ANNÉES 2020 : BLESSURE POLÉMIQUE, EXPULSION ET RETOUR EN GRÂCE

Personnalité clivante du tennis mondial, Novak Djokovic a toujours divisé, sur le court comme en dehors. À l’aube d’une nouvelle décennie, l’Open d’Australie s’apprête d’ailleurs à être le théâtre de plusieurs polémiques majeures autour du Serbe.

En 2020, alors que la pandémie de Covid-19 commence à inquiéter, Djokovic arrive à Melbourne en grand favori pour une huitième couronne. Impeccable tout au long du tournoi, il atteint la finale sans perdre un set.

Bousculé par Dominic Thiem en finale et mené deux manches à une, Djokovic finit par s’imposer une nouvelle fois, étouffant son adversaire grâce à un tennis maîtrisé dans les deux derniers sets.

À Melbourne, rien ne semble alors pouvoir freiner le Serbe, pas même la crise sanitaire qui s’abattra sur le circuit l’année suivante.

2021, le début de la discorde

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L’édition 2021, disputée en pleine crise sanitaire, aurait pu marquer un coup d’arrêt.

Elle deviendra, au contraire, l’une des démonstrations les plus saisissantes de la force mentale de Novak Djokovic à Melbourne.

Au troisième tour face à l’Américain Taylor Fritz, le Serbe vacille. Touché par une déchirure abdominale, il concède deux sets et semble au bord de l’abandon. Les visages sont graves dans son clan, les images trompeuses : Djokovic souffre, grimace, mais refuse de céder.

Contre toute attente, il renverse pourtant la rencontre. S’appuyant sur son expérience, ralentissant le jeu, acceptant la douleur, il s’impose en cinq sets (7-6, 6-4, 3-6, 4-6, 6-2). Une victoire fondatrice, presque inquiétante pour la concurrence. Car même diminué, Djokovic trouve encore les ressources pour survivre.

Les jours suivants, la blessure ne disparaît pas. Elle devient un paramètre à gérer, un combat supplémentaire.

Mais sur le court, l’autorité reste intacte. En demi-finale, il écarte Karatsev sans trembler, avant de retrouver Daniil Medvedev en finale, l’homme en forme du moment, vainqueur de l’US Open quelques mois plus tard et présenté comme l’un de ses successeurs naturels.

« Je ne sais pas comment il a pu jouer avec une telle blessure »

Le match tourne court. Malgré son état physique incertain, Djokovic livre une finale parfaitement maîtrisée et s’impose en trois sets (7-5, 6-2, 6-2). Un neuvième titre à Melbourne, remporté sans jamais donner l’impression de perdre le contrôle, même dans l’adversité.

« La déchirure est plus grande que lorsque j'ai passé une IRM après le troisième tour. Ce n'est pas trop grave à en croire ce qu'ont dit les médecins, mais je vais avoir besoin de repos pour me soigner. Elle fait 2,5 centimètres maintenant, elle en faisait 1,7 au début. », affirme Djokovic, trophée en mains, pour répondre à ses détracteurs.

Mais malgré ces déclarations, le doute subsiste : « Je ne sais pas comment il a pu jouer avec une telle blessure. Je ne dis pas que ce n’est pas possible, juste que je ne sais pas comment », affirme à l’époque un préparateur physique pour France Info.

2022, la rupture avec l’Australie

Idole incontestée de Melbourne depuis plus d’une décennie, Novak Djokovic voit son image se fissurer brutalement en 2022. Dans un contexte sanitaire encore très strict, l’Australie ferme ses frontières et impose aux participants de l’Open un visa valide assorti d’une preuve de vaccination contre le Covid-19.

Or, Djokovic n’a jamais caché sa position. Dès 2020, il s’oppose publiquement à toute obligation vaccinale : « Je ne suis pas favorable aux vaccins. Je n’aime pas que l’on m’oblige à me faire vacciner pour voyager. » Un discours qui, deux ans plus tard, le place au cœur d’un conflit inédit.

Le 4 janvier 2022, le Serbe annonce sa venue à Melbourne, évoquant une « exemption médicale ».

Un bras de fer juridique sans précédent

À son arrivée, le lendemain, il est pourtant refoulé par les autorités migratoires, incapable de prouver son statut vaccinal. Son visa est annulé et Djokovic est placé dans un centre de rétention pour migrants, déclenchant une tempête médiatique mondiale.

Après plusieurs jours de bras de fer juridique, une première décision lui est favorable : son visa est rétabli, lui permettant de s’entraîner sur la Rod Laver Arena. Mais le répit est de courte durée. Deux jours avant le début du tournoi, le ministre de l’Immigration, Alex Hawke, annule de nouveau son visa, estimant que sa présence constitue « un risque pour la communauté ».

Le 16 janvier, la cour fédérale australienne tranche définitivement. Novak Djokovic est expulsé du territoire. Privé de compétition, il voit s’envoler ses chances de décrocher un dixième titre à Melbourne, au terme d’une saison 2021 exceptionnelle. Plus qu’une absence, cette édition 2022 marque une fracture durable entre le champion et son jardin australien.

Un an plus tard, le retour du roi

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Marqué par l’épisode de 2022, Novak Djokovic retrouve pourtant l’Australie dès l’année suivante. Expulsé au terme d’un feuilleton planétaire, le Serbe revient à Melbourne avec un évident esprit de revanche.

Avant le tournoi, l’émotion est palpable : « Avec tout ce qui s’est passé, je me demandais comment j’allais être reçu. Je suis très reconnaissant envers le public pour cet accueil et ce soutien », confie-t-il en conférence de presse.

Deux objectifs majeurs l’animent alors : décrocher un dixième titre à l’Open d’Australie et un 22e Grand Chelem, afin de rejoindre Rafael Nadal au sommet. Rapidement, Djokovic impose son rythme. Son principal rival dans le tableau, Nadal, se blesse à la hanche dès le deuxième tour et abandonne, amorçant le crépuscule de sa carrière.

Dans un tableau dégagé, Djokovic déroule jusqu’en finale. Opposé à Stefanos Tsitsipas, il s’impose avec autorité (6-3, 7-6, 7-6). À Melbourne, il devient le deuxième joueur de l’histoire à remporter dix titres dans un même Grand Chelem, retrouve la place de n°1 mondial et restaure son image.

Un an après l’expulsion, la revanche est totale. Et la légende, intacte.

Toujours debout, mais rattrapé par le temps

Lors des éditions 2024 et 2025, Novak Djokovic conserve son statut de favori naturel à Melbourne. Mais à 37 ans en 2024, le Serbe doit désormais composer avec une nouvelle génération lancée à pleine vitesse, incarnée par le duo Carlos Alcaraz–Jannik Sinner.

C’est d’ailleurs Sinner qui brise l’invincibilité de Djokovic sur la Rod Laver Arena, une première depuis six ans. L’Italien, souvent présenté comme l’héritier du Serbe en termes de jeu, livre une prestation maîtrisée et s’impose en quatre sets (6-1, 6-2, 6-7, 6-3).

L’année suivante, Djokovic revient encore, fidèle à sa réputation d’éternel prétendant.

En quarts de finale, il écarte Alcaraz au terme d’un combat de haut vol. Mais diminué par une blessure à la cuisse, il ne peut défendre pleinement ses chances en demi-finale face à Alexander Zverev et doit abandonner, laissant s’envoler son rêve d’un onzième sacre à Melbourne.

AU-DELÀ DES TITRES, L'HÉRITAGE

Sur trois décennies, Novak Djokovic a imprimé sa marque sur l’Open d’Australie, jusqu’à en devenir un mythe, un monument à défier et à faire tomber. Tout n’a pas toujours été linéaire : sa personnalité, parfois clivante, a souvent occupé autant d’espace que ses performances sportives.

Mais peu importe. Aimé, contesté ou respecté, Djokovic a bâti sa légende à Melbourne, un tournoi où son ombre continuera longtemps de planer. À l’image de Rafael Nadal et de son empreinte éternelle sur le court Philippe-Chatrier, le Serbe a, lui aussi, inscrit son aura au cœur de la Rod Laver Arena.

Dernière modification le 24/01/2026 à 17h07

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