
Invités par le joueur monégasque pour la tournée australienne, Nadine et Joss Vacherot savourent chaque minute de leur séjour down under.
"Ah ouais, j’ai peut-être été petit joueur." Après sa fantastique fin d’année 2025, Valentin Vacherot, 31e mondial, avait promis d’offrir le voyage en Australie à ses parents. Il s’est donc occupé de tout. Et au moment de fixer la date du retour en France, il avait opté pour le samedi 24 janvier. Le jour exact où le Monégasque va disputer son troisième tour de l’Open d’Australie face à Ben Shelton. Un détail qui s’est réglé très vite. Nadine et Joss seront évidemment dans les tribunes de la Margaret Court Arena.
La maman de Valentin était déjà venue en Australie il y a trois ans avec le papa d’Arthur Rinderknech, le cousin du Monégasque, faut-il le rappeler. Cette fois, l’aventure en couple prend une autre saveur. Joss, le visage rougi par le soleil australien, est sous le charme du pays.
Un petit déjeuner au côté de Rod Laver
"J'avais aimé le séjour à New York en 2010", dit-il. "Mais là, j'ai découvert Melbourne et j'aime beaucoup. C’est une belle ville, tout est clean, on se sent très bien."
Valentin Vacherot ne s’est pas moqué de ses parents en les logeant au Grand Hyatt, l’un des hôtels officiels, situé en centre-ville. "On baigne vraiment dans l'ambiance du tournoi", assure Nadine.
"Un matin, on a pris le petit déjeuner à côté de Rod Laver, tu réalises et tu te dis: waouh"
Ça fait trois semaines que Nadine et Joss sont au pays des kangourous. Auparavant, ils ont suivi le fiston à Adélaïde et Brisbane. "Là-bas, on a fait du tourisme, un peu de plage, visiter des belles petites îles", glisse Nadine. À Melbourne, c’est configuration tennis. "J'avoue que ce Grand Chelem, je l'aime particulièrement. Je trouve qu'il est complètement international. Un soir, on est parti vers 22h30. Il y avait des cris qui sortaient des courts. On va sur un terrain, il y a une population asiatique de malades, de l'autre côté une population anglaise de malades, de l'autre côté une population française et c'est incroyable pour ça, je trouve ça génial."
Joss renchérit: "Et puis cette population cosmopolite s'entend apparemment super bien. C'est merveilleux, quoi. On voit de tout et les gens ont l'air d'être heureux. Et tous les Français qu'on a rencontrés qui travaillent ici sont heureux d'être ici."
"C’est un gars tellement merveilleux"
Numéro 204 mondial lorsqu’il a remporté le Masters 1000 de Shanghai contre son cousin Arthur Rinderknech, Valentin Vacherot fait la fierté de ses parents. "Valentin, il sait d'où il vient", lâche Joss. "Et il n'a pas atteint son but. Il ne se satisfait pas de ce qu'il a alors qu'il pourrait. Après, ça n'ira peut-être pas plus haut mais bon il a fait le job comme on dit déjà. Et puis, il a les pieds sur terre. C’est un gars tellement merveilleux. Il nous remplit de bonheur."
Et ça va au-delà du sport. "On a rencontré des gens qui nous ont dit que dans des entreprises, l'histoire de Valentin a boosté les gens", assure Joss. "Et il paraît qu'il y en a qui s'en servent pour motiver les gens. C'est beau, non?"
Et une accession à la deuxième semaine pour sa première participation à un Grand Chelem, ce ne serait pas fabuleux? Si Valentin Vacherot supporte la chaleur – on annonce 40 degrés samedi -, il peut rêver encore plus grand. Et il devra encore changer les billets d’avion du retour.