
Depuis l’Open d’Australie 2022, aucun Français n’a pu atteindre les quarts de finale dans un Grand Chelem. Le déclic semble peu probable à Melbourne pour le premier Majeur de la saison, qui débute ce dimanche.
L’Open d’Australie a mal débuté pour les couleurs françaises avec le retrait d’Arthur Cazaux, blessé au coude. C’est une chance en moins pour tenter de briser une statistique inquiétante chez les hommes. Voilà quinze Chelems consécutifs qu’aucun Bleu ne parvient à atteindre les quarts de finale. On ne va pas demander la lune à Gaël Monfils, si brillant en 2022. Depuis, c’est une sensation de vide assez désespérante. Renforcée par la blessure longue durée d’Arthur Fils.
En 2025, Ugo Humbert avait échoué en huitièmes de finale face à Hubert Hurkacz. Le Messin a montré de très belles choses à Adelaïde, seulement barré en finale par le Tchèque Tomas Machac. Mais ce résultat est arrivé trop tard pour le propulser tête de série. Et le sort a été coquin puisqu’il devra défier mardi Ben Shelton, tête de série numéro 8. Et l’Américain est plutôt régulier dans les Majeurs.
Un tirage corsé
La meilleure chance tricolore est incarnée par Arthur Rinderknech. Tête de série pour la première fois de sa carrière dans un Chelem, le Breton a de solides ambitions. Usé par le contre-coup de son incroyable parcours à Shanghai, il a fini 2025 sur les jantes. Mais il a retrouvé de la fraîcheur mentale. Et ses deux longs matchs à la United Cup prouvent qu’il a de la caisse physique. Et son coach Lucas Pouille lui a conseillé de zapper Adelaïde pour prioriser cet Open d’Australie. Son premier match face au Hongrois Fabian Marozan donnera des indices sur sa capacité à aller loin. En sachant qu’il pourrait croiser la route de Daniil Medvedev au troisième tour.
Autre bleu protégé au tirage au sort, Corentin Moutet (n°32) rêve d’atteindre Carlos Alcaraz en seizièmes de finale. Mais le gaucher parisien a renoncé aux deux tournois préparatoires sans qu’on sache vraiment pourquoi.
Récent jeune papa, Alexandre Müller a perdu deux fois sur le même adversaire à Hong Kong et Adelaïde. Il espère relancer la machine face au local Alexei Popyrin. Brillamment sorti des qualifs, Arthur Gea a eu la malchance d’avoir un tirage au sort délicat mais le jeune avignonnais évoluera sans complexes face au Tchèque Jiri Lehecka (n°17).
L'immense défi pour Rakotomanga
Éliminé l’an passé en cinq sets par Gaël Monfils, Giovanni Mpetshi Perricard a gagné quatre matchs sur les tournois préparatoires. Le service fonctionne parfaitement bien mais il faudra tenir l’échange face à l’Argentin Sebastian Baez, finaliste à Auckland.
Dans le tableau féminin, en l’absence de Loïs Boisson, elles ne sont que quatre sur la ligne de départ. Présente à Melbourne pour préparer la campagne de Billie Jean King Cup, Alizé Cornet risque fort de se retrouver sans mission d’observation. Mais la nouvelle capitaine va au moins trouver un siège sur la Rod Laver Arena. Sarah Rakotomanga, bénéficiaire de la wild-card de réciprocité, a en effet hérité de la numéro 1 mondiale, Aryna Sabalenka. La Bélarusse n’a pas digéré son échec l’an dernier en finale face à Madison Keys. La night session, ce dimanche, peut tourner court.