Son niveau catastrophique a fait le buzz: comment une Egyptienne débutante a pu participer à un tournoi professionnel de tennis?

Son niveau catastrophique a fait le buzz: comment une Egyptienne débutante a pu participer à un tournoi professionnel de tennis?
Par: RMC sport tennis Posté le: Janvier 08, 2026 Voir: 13

La participation d’une Egyptienne – visiblement débutante – à un tournoi professionnel au Kenya a fait le buzz. Mais il y a déjà eu des histoires loufoques sur le circuit…

Comment Hajar Abdelkader, une Égyptienne de 21 ans, a-t-elle pu recevoir une invitation pour le 35 000 $ de Nairobi, un tournoi professionnel au Kenya? C’est la question qui enflamme les fans de tennis. Cette jeune femme ne connaissait visiblement pas les règles du tennis. Et on se demande comment elle a pu se retrouver lancée dans cette arène. Son adversaire, l’Allemande Lorena Schaedel, lui a offert trois points (deux double-fautes et un coup droit hors limite).

Martha Tirop, la directrice du tournoi, a-t-elle été abusée? Dans un communiqué publié ce jeudi, la fédération kenyane a apporté des précisions. "Mademoiselle Abdelkader avait obtenu une wild-card après en avoir fait une demande et elle a pris son vol le mardi. Le spot s’est retrouvé libre après un retrait, elle était la seule à avoir fait la demande et la décision a été prise sur les informations fournies et sur l’intérêt de maintenir un équilibre tout en supportant le développement du tennis en Afrique. Tennis Kenya reconnaît que cette wild-card n’aurait pas dû être accordée au regard du niveau de la joueuse. Notre Fédération a pris note de cette expérience et fera en sorte que cela ne se reproduise plus."

Une transparence qui va rassurer tout le monde? Car il y a parfois des rumeurs de wild-cards "achetées". Même si la démarche est formellement interdite, c’est plus répandu qu’on ne le pense. Surtout dans les 15.000 $, les tournois qui mettent le pied à l’étrier. "Monastir, Sharm El Sheikh, Antalya, il peut y avoir des wild-cards déguisées. Tu viens trois-quatre jours avant, tu payes l’hôtel et tu as la WC", nous confie un joueur français. Ni vu ni connu.

Une mamie de 53 ans joue en Guyane

Maintenant, prendre part à un tournoi professionnel est presque à la portée de tout le monde. La première démarche indispensable est de se créer un identifiant IPIN. Une démarche enfantine effectuée sur le site de la Fédération Internationale. Aucun justificatif de classement n’est demandé. Il suffit de payer une cotisation annuelle de 70 dollars (60 euros).

Après, il faut flairer les bons coups. Il y a un exemple édifiant cette semaine en Guyane. Nouvel inscrit au calendrier, ce tournoi féminin doté de 15 000 $ n’a pas connu le succès escompté. Dans un tableau de 32, seules quatorze filles sont engagées. Concrètement, si vous étiez de passage à Cayenne, vous pouviez prendre part à cette épreuve professionnelle. Une Américaine de 53 ans, Leslie Rose, s’est offert un petit kiff et s’est inclinée 6-2, 6-0 face à la Française Astrid Cirotte, 675e mondiale.

Il y a une dizaine d’années, Tomas Fabian, un Tchèque d’une cinquantaine d’années, avait fait le buzz en France. Benjamin Tullou avait croisé la route de ce drôle d’énergumène dans les qualifications du Future de Bagnères-de-Bigorre. Il s’était imposé 6-0, 6-0 en 24 minutes sans perdre le moindre point! "Il avait un short des années 80, une raquette Wilson et ses affaires étaient dans un sac de supermarché", avait relaté Benjamin Tullou dans un article pour Ouest-France. Ce papi avait pu intégrer le tableau car il n’était pas complet. Et à partir du moment où il est enregistré à la Fédération Internationale, le juge-arbitre ne peut le refuser.

Eric Salliot

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