
Jo-Wilfried Tsonga et Patrick Mouratoglou s'écharpent par réseaux sociaux interposés à propos d'un débat lancé par l'ancien joueur de tennis français. D'après lui, la qualité du plateau masculin est moins dense qu'à son époque.
Alcaraz et Sinner auraient-ils écrasé le circuit au temps des Nadal, Federer, Djokovic, Murray ou encore Del Potro? Jo-Wilfried Tsonga n'en est pas certain. Ces derniers jours, un extrait de l'interview de l'ancien tennisman français accordée à Univers Tennis fait parler. Il y lance: "Ce que j'aurais aimé voir, c'est Alcaraz gagner Roland-Garros mais en battant Del Potro, Murray, Djokovic, en demie Federer et en finale Nadal. Aujourd'hui, il domine de la tête et des épaules mais ils ne sont que deux."
Ce que ne partage pas du tout l'entraîneur français Patrick Mouratoglou. "Je ne suis pas d'accord avec Jo", a-t-il répondu en début d'année sur ses réseaux sociaux. "Je ne pense pas du tout que ces gars dont on parle (Draper, Rune, De Minaur, Fritz, Shelton ou Auger-Aliassime) ne soient pas très bons. Ce sont des joueurs énormes." Et d'ajouter en affirmant que les joueurs cités n'avaient pas été constants toute leur carrière: "Je suis désolé Jo mais je ne suis pas sûr que tu les aurais battus."
"Tu n'es pas le mieux placé pour me reprendre"
Une sortie qui a fait réagir le retraité de 40 ans. "Il faut que tu respectes un minimum le joueur que j'ai été plutôt que de dénigrer en affirmant dans tes commentaires que je n'ai bien joué qu'une seule saison", a rétorqué Jo-Wilfried Tsonga sur son compte Instagram.
Il a ensuite poursuivi: "Je crois que j'ai le droit de me poser la question: j'aurais aimé voir Sinner et Alcaraz dans le même Grand Chelem que Federer, Nadal, Djokovic, Murray, Wawrinka, Del Potro et plein d'autres joueurs."
Avant de changer de ton: "Je crois que tu resteras juste le coach, le commentateur, l'organisateur d'événements, le mécène, et honnêtement je te félicite pour ça. Mais il y a quand même une chose: tu n'auras jamais ressenti dans ta chair la plus profonde ce que c'est que d'être un joueur de tennis, de rentrer dans l'arène. Tu n'es pas le mieux placé pour me reprendre ou me donner des leçons sur le tennis de haut niveau. Non non Patrick, pas d'accord."
C'est avec le sourire que Jo-Wilfried Tsonga terminera son intervention. "Si tu veux en parler, vu qu'on se connaît depuis 25 ans, tu prends ton téléphone et tu m'appelles. Pas besoin de m'afficher sur les réseaux et d'utiliser mon image pour ta communication et ta reconnaissance. S'il te plaît, respecte un petit peu les joueurs même si c'est pour le buzz, la com ou la reconnaissance", a-t-il conclu.