
Dans une interview au YouTubeur au streamer Zack Nani, le pilote français de F1 Isack Hadjar s’est épanché sur le coût exorbitant nécessaire pour intégrer la F1. S’il a pu compter sur le soutien de Red Bull dans son ascension chez les jeunes, il explique avoir seulement commencé à gagner sa vie cette année.
Il sera l’une des attractions de la prochaine saison de Formule 1. Après une première saison très prometteuse de F1 chez Red Bull Racing, le Français Isack Hadjar (21 ans) a été promu équipier de Max Verstappen chez Red Bull. Une progression fulgurante pour le natif de Paris, qui a débuté sur un karting à 8 ans avant de faire ses preuves en Formule 4, en Formule 3, puis en Formule 2, l’antichambre de la F1. Dans une interview au streamer Zack Nani, Isack Hadjar confie comment il a dû s’accrocher financièrement pour poursuivre son rêve dans un milieu très coûteux et bien souvent réservé aux plus fortunés.
"J’ai commencé à gagner ma vie, seulement cette année en F1"
"J’ai vraiment kiffé mes deux premières saisons de karting mais quand je suis passé aux choses sérieuses, j’ai pris beaucoup moins de plaisir", confie le pilote. "Ce sont vraiment des mauvais souvenirs. J’avais beaucoup de frustration à cette époque parce que tu te battais face à des gamins qui avaient plus de moyens que toi. Je ne veux pas faire le mec: ’Je n’ai pas eu les moyens’. Je vais être honnête, mes parents sont aisés. Mais dans le monde de la Formule 1, on est inexistant ! Tout le monde peut aller jouer au foot, acheter une paire (de chaussures) mais pour commencer le karting, c’est chaud et pour passer aux choses sérieuses, c’est abusé. "
Interrogé sur son niveau de rémunération, Isack Hadjar explique n’avoir jamais gagné sa vie en pratiquant sa passion, jusqu’à son arrivée en F1 cette saison. "J’ai commencé à gagner ma vie, seulement cette année en F1, en 2025", révèle-t-il. Gagnait-il sa vie en signant un deuxième place en Formule 2, par exemple? "Non", répond-il. "C’est un système compliqué où tu dois payer tes saisons. Bien sûr, Red Bull est là pour t’aider, tu es dans une académie, tu baignes dans l’environnement F1 et financièrement, ils t’aident. La F3 et la F2, ce sont des coûts que tu ne peux pas te payer. Ma mère a réussi à trouver des sponsors pour payer une certaine partie de la saison et Red Bull prenait (en charge) le reste. Je ne peux pas tout dire mais jusqu’à l’année dernière, c’était sans répit, financièrement parlant. Sans Red Bull, c’est finito."
Il toucherait 6,6 millions d'euros annuels chez Red Bull
Isack Hadjar a rejoint le Red Bull Junior Team en 2022 alors qu’il évoluait en formule régionale européenne. Cette écurie filière de la marque autrichienne de Formule 1 est une pépinière ou un centre de formation de jeunes pilotes talentueux amenés à progresser jusqu’à la F1. Plusieurs pilotes y sont passés comme Sebastian Vettel, Daniel Ricciardo, Max Verstappen, Pierre Gasly et Carlos Sainz Jr. Après avoir effectué ses premiers tours de piste dans le grand bain avec Racing Bull, sorte de deuxième équipe Red Bull, il va évoluer avec l’équipe phare la saison prochaine. Dans l’ombre du quadruple champion du monde mais avec la ferme intention de s’affirmer un peu plus fort comme un futur potentiel champion du monde. Et une belle revalorisation salariale à la clé. Selon les informations de Business Booking GP, relayées par Sportune, Isack Hadjar touchera un salaire annuel de 6,6 millions d’euros en pilotant la future RB22-Ford.