
Le match de barrage d’accession au groupe mondial en Coupe Davis entre le Maroc et la Colombie s’est achevé dans la confusion la plus totale dimanche à Casablanca. En cause, le chambrage du Colombien Nicolas Mejia après sa victoire, à l’origine de vives tensions entre les deux camps et de débordements dans le public.
Ce sont des scènes tristement habituelles sur les terrains de football. Mais pas sur les courts de tennis. Dimanche au Maroc, les courts de terre battue de l’USM Tennis Club de Casablanca ont été le théâtre d’incidents dignes des derbys les plus chauds d’Europe.
Tout a dérapé lorsque Nicolas Mejia a offert la victoire à la Colombie face au Maroc en barrage d’accession au groupe mondial en Coupe Davis. Victorieux du Marocain Reda Bennani en trois sets, Mejia a célébré son succès en mettant un doigt devant sa bouche. Un chambrage (ou une provocation pour certains) qui a mis le feu aux poudres.
Tensions aussi dans le public
Car Nicolas Mejia ne s’est pas contenté de faire signe au public de se taire, il est ensuite allé dire quelques mots au camp marocain. Il n’en fallait pas davantage pour que tout le monde s’en mêle. Joueurs, staff… la tension était vive entre les deux camps mais aussi dans le public. Des bouteilles ont été jetées sur le court sur lequel des spectateurs ont même tenté de pénétrer. La tension était telle que la délégation colombienne a dû être escortée par la police jusqu’à son hôtel afin d’éviter tout incident.
Mejia: "Vous n’imaginez pas qu’il se passait sur le court"
Nicolas Mejia est revenu sur ces incidents extrêmement rares au tennis dans une publication sur Instagram. "Pour les gens qui disent que j’ai mal célébré… Vous n’imaginez pas qu’il se passait sur le court et ce qu’ils (les spectateurs) me criaient dessus pendant tout le match, à moi, à l’équipe et à ma famille", a écrit le joueur colombien. S’il reconnaît que sa célébration n’était pas "des plus élégantes", le n°177 mondial dénonce les insultes dont lui et sa famille ont été la cible durant toute la rencontre. Et assure, lui, n’avoir insulté personne.